La peur du licenciement peut être dans toutes les têtes chez les salariés. Mais préparer une vengeance envers son employeur alors même que l’on n’est même pas certain d’être visé l’est beaucoup moins. C’est pourtant ce qu’a fait un Américain, rapporte Ouest-France en se basant sur une information de Futurism. En réalité, le salarié âgé d’une cinquantaine d’années pressentait qu’il serait bien visé par le plan de restructuration entamé par sa société. Pourquoi ? Car ses accès au système central avaient été restreints.

C’est à partir de ce moment précis qu’il décide donc de commencer sa vengeance en essayant de laisser le moins de traces possible. Comment ? En supprimant de nombreux fichiers du système, mais surtout en créant des «boucles infinies» de codes. Quel intérêt ? En faisant cela, les profils de tous ses collègues se bloquent petit à petit et le système ne fonctionne plus. Mais son logiciel malveillant va encore plus loin, indiquent nos confrères. Car l’homme a tout prévu le jour où il est susceptible d’être licencié.

Un historique de recherche qui le trahit

En effet, il planifie que le jour où ses identifiants sont désactivés, tous ceux de ses collègues le seront également. De quoi mettre la pagaille dans l’entreprise. Expert en la matière, le quinquagénaire avait cru effacer toutes ses traces, indique Ouest-France. Ce qu’il n’avait pas prévu, ou ce qu’il avait oublié, c’était d’effacer son historique de recherche internet. Or, quand il a été licencié et que son employeur a récupéré son ordinateur de travail, la supercherie a été dévoilée.

Les dommages furent si importants (plusieurs milliers de dollars) que le FBI a dû enquêter. Les agents ont mis la main sur des dizaines de données servant à l’homme à supprimer des dossiers, masquer un codage, etc. Aujourd’hui, l’ancien salarié encourt toujours une peine de prison de dix ans. Comme l’indique Futurism, sa vengeance s’inscrit dans une forme de tradition «néo-luddiste», une tendance apparue d’abord au XIXe siècle en Angleterre, puis plus récemment dans les années 1990. Elle consiste au parasitage, à la dégradation ou à la destruction d'équipements.