Si Kylian Mbappé brille sur les terrains, à l’image de son triplé en barrage de la Ligue des Champions mercredi soir face à Manchester City, en coulisses, son conflit l’opposant au PSG est loin d’être terminé. En octobre, la Ligue de football professionnel (LFP) a sommé le PSG de verser les 55 millions d’euros que le joueur réclame, correspondant à trois mois de salaire (avril, mai et juin 2024). Un mois plus tard, le Comité exécutif de la Fédération française de football (FFF) tranchait aussi en faveur du joueur en rejetant la requête du Paris Saint-Germain afin de réexaminer l’injonction de la LFP.

En décembre, la LFP a rejeté la plainte de Mbappé car le PSG a porté l'affaire devant le tribunal judiciaire de Paris, rendant la saisine de la commission de discipline irrecevable. Selon la LFP, le dossier devait être traité par une juridiction «comme les prud’hommes». Mais entre-temps, le clan Mbappé avait saisi la commission supérieure d’appel de la FFF pour que le club parisien lui règle la somme réclamée. «Le PSG veut échapper aux règlements du football», lâchait son clan.

La LFP et la FFF ne prennent pas leur responsabilité, pour l’UNFP

Mais depuis, la commission supérieure d’appel de la FFF a jugé irrecevable cet appel. Un conflit qui s’enlise ? Aujourd’hui, l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), le syndicat des footballeurs professionnels évoluant en France, s’en mêle à son tour et réagit avec une certaine ironie : «Quitte à perdre un peu de crédibilité au passage, la Commission supérieure d’appel de la FFF ne pouvait être plus juridiquement et politiquement… courageuse que ne l’avait été la Commission de discipline de la LFP le 12 décembre dernier.»

L’UNFP vole au secours de la star de l’Equipe de France et rappelle dans son communiqué que la commission juridique de la LFP et la Commission paritaire d’appel avaient «dans leur jugement respectif conforté le joueur». L’UNFP tance le «magnifique rétropédalage de la LFP» et la non-décision de la FFF qui laissent au final le PSG «le temps d’attendre que la justice civile (…) se prononce dans quelques années en faveur du… joueur».

Un «mauvais message envoyé»

Sur le plan du droit du travail, le syndicat de footballeurs répète qu’«un contrat en France, ça se respecte !». Et d’égratigner une nouvelle fois la Fédération française de football : «La FFF, organe suprême du football français, a-t-elle conscience du mauvais message qu’elle envoie non seulement dans ce cas précis, mais plus généralement encore - et surtout ! - à l’ensemble des acteurs de notre sport ? Visiblement, pas… !»