Le placement préféré des Français, l’assurance vie, sert aussi à épargner pour ses enfants ou ses petits-enfants mineurs. Elle est recommandée quand les sommes que vous avez à placer sont supérieures aux plafonds des Livrets A et Jeune cumulés, à savoir 24 550 euros. Ou à l’occasion de donations importantes. Les versements y sont libres, les retraits aussi, et elle n’est pas plafonnée. Mais comme vous l’ouvrez pour un mineur, certaines règles ont été durcies, notamment en matière de gestion financière, pour éviter de dilapider son patrimoine par des choix hasardeux. Tout ce qu'il faut savoir avant de sauter le pas.

1 - Quel est l’intérêt de l’assurance vie ?

Quand vous épargnez pour un enfant, vous avez du temps devant vous et l’assurance vie va vous permettre d’opter pour une gestion financière plus dynamique et plus rémunératrice sur le long terme que celle du Livret A. Ce dernier est rémunéré à 3% net jusqu’au 1er février 2025, mais vous êtes prisonnier d’un rendement administré sur lequel vous n’avez aucune prise et qui, avec la baisse de l'inflation (sur laquelle il est indexé), devrait repasser à 2,5%, voire 2% dans un an. Pas optimal pour un placement de long terme ! La fiscalité de l’assurance vie a aussi quelques atouts. «Tant qu’il n’y a pas de retraits, il n’y a pas d’impôts – à la différence par exemple des gains sur vos comptes sur livrets (autres que les livrets réglementés comme le Livret A), qui sont automatiquement taxés tous les ans – et les retraits après huit ans sont très faiblement imposés», explique Alexandre Boutin, directeur de l'ingénierie patrimoniale chez Primonial.

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