Article sponsorisé par Leyton

Risques logistiques, inflation et pression réglementaire

Depuis 2020, les perturbations logistiques ont profondément modifié la gestion du risque. Plus de 80% des entreprises industrielles ont connu des ruptures d’approvisionnement, avec un impact direct sur leur EBITDA. La hausse structurelle des coûts de transport, illustrée par l’indice Drewry World Container Index, accentue la volatilité budgétaire. À cela s’ajoutent des obligations réglementaires lourdes : certains droits de douane européens génèrent jusqu’à25 % de surcoût sur des catégories critiques, tandis que le décret Industrie renforce les exigences de traçabilité et de contrôle de la sous-traitance.

Des achats indirects particulièrement exposés

Certains postes d’achats indirects concentrent ces tensions. Comme le souligne Élodie Casses, senior manager performance achats chez Leyton, «les trois postes suivants cumulent à la fois contraintes légales et hausse des coûts : le transport, l’intérim et l’assurance de personnes». Elle précise que «la hausse structurelle des prix du carburant», «l’encadrement légal strict de l’intérim» et «la revalorisation continue des sinistres en assurance» pèsent directement sur les marges. Dans ce contexte, anticiper les effets inflationnistes devient un impératif stratégique.

Du sourcing au pilotage global de la performance

La stratégie achats ne se limite plus à la négociation. Elle intègre désormais la sécurisation des approvisionnements, l’analyse des risques géopolitiques et réglementaires, l’évaluation de la dépendance fournisseurs et l’anticipation des évolutions tarifaires. Les directions Achats doivent s’appuyer sur une vision consolidée des coûts obligatoires et des outils de pilotage fiables. Selon Gartner, 62% des CPO européens identifient la conformité comme leur principal défi, devant la performance fournisseur.

Structurer la maîtrise des risques

Pour renforcer leur résilience, les entreprises déploient des cartographies intégrant risques financiers, pays, réglementaires et fournisseurs. L’exploitation de la donnée, la modélisation de scénarios et l’évolution des modèles contractuels – clauses de révision encadrée, engagements de continuité, mécanismes de plafonnement – deviennent des standards pour limiter l’exposition sur les achats indirects.

Transformer les coûts obligatoires en leviers de performance

Les organisations les plus matures cherchent à valoriser les dépenses contraintes. Comme le rappelle Élodie Casses, «les dépenses ne peuvent être supprimées, mais elles doivent être pilotées différemment». L’optimisation des flux de transport, la mutualisation ou la renégociation des grilles carburant permettent des gains de 8 à 15%. En intérim, la standardisation des pratiques et la rationalisation du panel fournisseurs génèrent jusqu’à 10% d’économies. En assurance de personnes, malgré une inflation des sinistres de +7% par an, l’audit des garanties ou la renégociation des clauses peut réduire les coûts de 5 à 12% sans dégrader la couverture.

Les directions Achats les plus performantes ne subissent plus la contrainte réglementaire : elles l’exploitent pour renforcer leur capacité d’anticipation, stabiliser leurs coûts et accroître leur efficacité opérationnelle, positionnant durablement la fonction Achats comme un pilier de résilience économique.

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