
Le CAC 40 a rechuté depuis le pic de mardi. Outre de légitimes prises de bénéfices après une envolée hors norme depuis le point bas majeur du 7 avril, l’indice actions phare de la Bourse de Paris subit de nombreux vents contraires : craintes sur la trajectoire de la dette publique des Etats-Unis, remontée des taux à long terme, incertitudes sur l’inflation, risque élevé de dégradation de la croissance économique et confirmation de la volonté des Etats-Unis de Donald Trump de prendre du recul vis-à-vis de la guerre en Ukraine.
La politique économique de Donald Trump s’est bel et bien traduite par une hausse historique des droits de douane. S’ils sont maintenus aux niveaux actuels (de 17% en moyenne), ils «se traduiront par plus d’inflation et moins de croissance économique aux Etats-Unis», avec un impact négatif à prévoir également pour les autres économies de la planète, déplore LBP AM (La Banque Postale Asset Management), pour qui, au-delà de nombreuses incertitudes, ces droits de douane auront les impacts redoutés par les économistes : «négatifs».
La croissance des Etats-Unis s’affaiblit et l’économie européenne déçoit, le CAC 40 chute
Déjà, des signes de fatigue apparaissent sur l’économie américaine, au vu des chiffres de la construction, d’enquêtes des Fed régionales et surtout de l’indicateur avancé du Conference Board, qui suggère «un affaiblissement de la dynamique économique des Etats-Unis dans les trois prochains mois», rapporte LBP AM. Et la remontée en cours des taux à long terme américains ne devrait rien arranger. En zone euro, l’indicateur sur la confiance des ménages de la Commission européenne est resté déprimé en mai et très en deçà de sa moyenne historique. Sur le front de l’activité économique, l’indice européen PMI des directeurs d’achats a désagréablement «surpris», note ABN Amro IS, qui souligne que le sentiment négatif «pèse sur les entreprises et les perspectives de croissance économique en zone euro».
Par ailleurs, la trajectoire (très haussière) de la dette publique des Etats-Unis inquiète de plus en plus. Actuellement, le projet de budget de Donald Trump en discussion au Congrès devrait massivement augmenter le déficit des Etats-Unis sur la décennie à venir, d’autant que les coupes dans les dépenses publiques devraient être largement insuffisantes pour éviter un emballement de la dette. Même si les recettes des droits de douane «contribueront un peu à diminuer les déficits, ce qui est sûr, c’est que ces derniers resteront élevés et que la dette publique américaine va continuer à croître», dénonce LBP AM.
Enfin, suite à la discussion entre Donald Trump et Vladimir Poutine, l’Union européenne a découvert que l’Ukraine n’était apparemment plus le problème du Président américain, note le gérant d’actifs, qui souligne les conséquences du désengagement américain : le soutien financier de l’Union européenne à l’Ukraine restera élevé et l’effort militaire (réarmement) de l’UE se poursuivra à un rythme accéléré. D’où des tensions à venir sur les finances publiques des pays européens mais des perspectives positives (à long terme) pour le secteur de la défense en Bourse.
CAC 40, S&P 500… Que dit l’analyse technique et financière ?
Conformément à l’anticipation du 15 mai de Trackers, la lettre d’investissement de Capital qui aide ses lecteurs à acheter des ETF (ou trackers, fonds indiciels sur actions, etc.) au bon moment, les marchés actions (CAC 40, S&P 500, Nasdaq) ont entamé une correction baissière. Du point de vue de l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution des cours de Bourse), le CAC 40 se replie depuis l’obstacle horizontal de 7 938-7 956 points.
Et Wall Street (le S&P 500, indice actions phare des Etats-Unis) se replie depuis l’obstacle horizontal notable de 5 960-5 969 points, conformément aux anticipations de Trackers. Découvrez l’analyse technique, économique et boursière de Trackers et les idées d'investissement (à moyen terme) sur les ETF de nos analystes : Jean-David Haddad (professeur agrégé d’économie et de sciences sociales et rédacteur en chef de Francebourse), Thomas Andrieu (analyste et écrivain) et Nicolas Gallant (créateur de Momentum, une autre lettre d’investissement de Capital, et journaliste Bourse). Profitez de nos offres de lancement. Pour en bénéficier, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.

















