Nous en consommons 2 000 par minute en France ! Depuis sa naissance en 1954, le Carambar n’a pas pris une ride. Caramel, fruits, cola ou nougat : il y en a pour tous les goûts. Et avec 25 recettes différentes, la marque française s’est imposée comme un monument de la confiserie tricolore. Mais derrière ses blagues mythiques se cache une machine industrielle que Capital a pu visiter.

Direction Bondues, dans le Nord, seul et unique site de production des Carambar, dont la marque a été rachetée en 2017 par le fonds d’investissement français Eurazeo à Mondelez, pour 250 millions d’euros. C’est ici, à une cadence infernale –700 barres par minute !– que la magie opère.

Seulement 6 ingrédients dans la recette

Comme dans une cuisine, tous les ingrédients pour préparer les Carambar au caramel sont mélangés dans un «thermomix», format XXL. «Le Carambar est composé de 6 ingrédients : du cacao, de la graisse végétale, de la gomme d’acacia ou de la gélatine animale, du lait, du sucre et de l’eau», nous détaille Guillaume Esnault, directeur de l’usine. Le mélange, qui s’apparente à un sirop, est ensuite cuit deux fois pour libérer les arômes du caramel et lui donner sa couleur. La pâte, refroidie de 120 à 35 degrés, est ensuite travaillée et étirée dans des cylindres pour lui faire prendre sa forme finale. Et tous les 7 centimètres, clac ! Les petits bâtonnets de Carambar sont ensuite emballés dans le papier sur lequel sont imprimées les célèbres blagues.

Une fois cuite, la pâte est refroidie pour passer de 120 à 35 degrès
Une fois cuite, la pâte est refroidie pour passer de 120 à 35 degrès © Capital/Camille Harel

Une production divisée par deux en 10 ans

Sur ce site, qui fabrique également Michoko, des bonbons à la gélatine Lutti et des produits à marques de distributeurs pour Lidl et Leclerc, 23 millions d’euros ont été investis depuis 2023 pour moderniser les 15 lignes de production et les automatiser. Aujourd’hui, la marque Carambar génère 35 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel avec 5 000 tonnes produites. C’est deux fois moins qu’en 2010, où la production culminait à 10 000 tonnes. Mais la marque veut rebondir, notamment en s’ouvrant à de nouveaux publics, comme les végétariens. Au menu des évolutions : remplacer la gélatine animale par de la gomme d’acacia, un virage stratégique pour rester dans la course face au leader de la confiserie, Haribo, qui occupe 40% du marché.