
Les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de 3e génération vont-ils voir le jour ? Le projet, annoncé officiellement en février 2021 par la ministre des Armées, Florence Parly, tarde à prendre forme sur le site Naval Group de Cherbourg et ce, alors qu’il avait commencé avant les études préalables, rapporte Actu Normandie. La succession de la classe Triomphant semble prendre la même direction que le projet Barracuda qui avait fait l’objet de nombreux reports.
Or, en 2018, Hervé Guillou, PDG de Naval Group à l’époque, assurait que l’industriel français avait «tiré les leçons des difficultés du démarrage du programme Barracuda» et que «l’objectif était de lancer la production (des SNLE) en 2023 pour prendre le relais, sans interruption, à la fin des travaux de coque du sixième Barracuda». Mais la date n’a pas été respectée. Si la découpe de la première tôle a été effectuée il y a un an, la phase de production n’a pas vraiment débuté. Nos confrères affirment qu’elle serait programmée pour la fin de l’année 2025.
Le futur SNLE mesurera environ 150 mètres pour 15 000 tonnes
Si la production des composants principaux de la chaufferie nucléaire et de la propulsion, notamment la cuve du premier submersible, a débuté sur le site de Nantes-Indret, les discussions devraient s’intensifier entre l’industriel et les services étatiques pour affiner les caractéristiques du plus grand sous-marin jamais construit en France. Ce géant des mers mesurera environ 150 mètres, pour 15 000 tonnes de déplacement en plongée. À titre de comparaison, le Redoutable, SNLE de première génération et exposé à La Cité de la Mer, affiche quant à lui 8 900 tonnes.
Les sous-marins vont-ils être livrés à temps ? En 2021, la sortie du premier exemplaire était annoncée pour 2035 pour une livraison en 2050 du quatrième. Un délai qui sera difficile à respecter. Selon Actu Normandie, on évoque plutôt la deuxième moitié de la décennie 2030. À ce moment-là, le Triomphant aura presque 40 ans, ce qui correspond à sa durée de vie envisagée. La transition aura-t-elle lieu ? Rien n’est moins sûr…


















