Une revalorisation automatique insuffisante pour certains. Si actuellement, le Smic est de 1 801,80 euros brut par mois, soit 1 426,30 euros net, à compter du 1er janvier, il sera revalorisé de 1,18 %, portant ainsi le salaire minimum à 1 823,03 euros brut par mois et 12,02 euros brut de l’heure. Ainsi, le Smic augmentera de 16,83 euros par mois. Les salariés payés au Smic à temps plein gagneront alors 1 443,11 euros mensuels, rapporte Ouest-France.

Pour rappel, le Smic fait l’objet d’une hausse mécanique tous les ans. Celle-ci dépend de deux critères : l’inflation hors tabac pour les 20 % des ménages les plus pauvres, ainsi que la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés. Dans le cas où l’inflation est supérieure à 2 % au cours de l’année, le Smic est augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.

Les syndicats réclament une revalorisation de 5 %

Si ces montants s’appliquent en métropole et dans la quasi-totalité des départements d’outre-mer français, le Smic subit toutefois un traitement spécial à Mayotte. En effet, il «suit une trajectoire particulière prévue par la loi du 11 août 2025», assure le ministère. «A compter du 1er janvier 2026, il doit atteindre 87,5 % du Smic net applicable en métropole et dans les autres territoires cités à compter du 1er janvier 2026», ajoute-t-il. Ainsi, le Smic mensuel brut pour un temps plein passera de 1 361,97 euros à 1 415,05 euros.

Par ailleurs, cette hausse du Smic n’est pas accueillie de la meilleure des façons par les syndicats qui réclamaient un coup de pouce supplémentaire. Pour rappel, la dernière revalorisation, excédant l’inflation, date de juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande à la présidence de la République. «Une revalorisation de 5 % est socialement utile et économiquement largement soutenable», détaille Pierre Jardon, de la CFTC, à l’AFP.