Le premier épisode de notre enquête a révélé la boulimie d'électricité des data centers et les craintes des populations sur le développement de ces bâtisses. Ce deuxième volet approfondit l'impact écologique de ces centres de données, en explorant les innovations des professionnels du secteur pour tenter de limiter les nuisances de ces équipements sur leur environnement.

Car ces insatiables gloutons risquent aussi d’affoler les thermomètres. L’électricité consommée par leurs serveurs se transformant intégralement en chaleur, ces équipements pourraient bien intensifier les îlots de chaleur urbains, ces dômes d’air tiède enveloppant nos cités ultra-bétonnées. «Ce dégagement, qualifié par les experts de chaleur fatale car cette énergie n’est le plus souvent ni récupérée ni valorisée, est un vrai gâchis», reconnaît Damien Desanti, le patron de Phocea DC. Basé à Marseille, son data center capture une partie de son énergie pour chauffer ses bureaux, en attendant peut-être d’en faire autant avec ses voisins.

L'énergie dégagée peut aussi chauffer les piscines

Transformer ces bâtisses en usines thermiques, c’est possible techniquement. En témoigne le raccordement l’an dernier, au réseau de chaleur de Saint-Denis, d’un centre de données de la commune appartenant à l’américain Equinix. L’énergie réutilisée contribue à chauffer un millier de logements, et le centre aquatique qui a accueilli des épreuves de natation l’an dernier, à l’occasion des Jeux olympiques de Paris.

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