«Plutôt que de passer vos journées à scroller sur votre téléphone, profitez de vos vacances. Fai­tes du sport, apprenez à jouer d’un instrument de musique ou lisez ce livre abandonné sur votre étagère. Et surtout, passez des moments de qualité entre amis et en famille.» Le 9 décembre dernier, Anthony Albanese, le Premier ministre australien, n’y est pas allé par quatre chemins. «A partir de demain, si vous avez moins de 16 ans, vous ne serez plus autorisé à avoir un compte sur les réseaux sociaux», a-t-il annoncé aux adolescents de son pays dans son allocution télévisée qui a fait le tour du monde.

De fait, dès le lendemain, une dizaine de plate­formes, dont Facebook, Instagram, Snapchat, YouTube, X (ex-Twitter) et TikTok, avaient officiellement l’interdiction de conserver un compte ou d’autoriser sa création pour tout utilisateur de moins de 16 ans. Une grande première dans une démocratie. Car à l’exception des champions de la censure – comme la Chine, qui restreint l’accès de ses ados aux réseaux sociaux depuis déjà cinq ans – aucun pays n’avait jusqu’ici osé s’en prendre aussi frontalement à ­l’audience de ces géants du numérique.

Les ados australiens se tournent vers des réseaux sociaux non interdits

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