
Acheter un pack d’eau pourrait bientôt vous coûter de plus en plus cher. Selon un amendement porté notamment par la députée Véronique Riotton, du groupe «Ensemble», dans le cadre du budget 2026, des députés souhaitent entraver la consommation de bouteilles à usage unique. Et ce, qu'il s'agisse de bouteilles en plastique ou en autres matériaux, en «réhaussant le taux de TVA, applicable sur la vente d’eau et de boissons non alcoolisées, à l’exception du lait, contenues dans une bouteille à usage unique, jusqu’au taux normal de 20 % au lieu de 5,5 % ». Sur le plateau de BFM, la députée «Ensemble» explique qu’il s’agit d’abord d’un amendement à visée industrielle, et dont l’application est possible parce que les consommateurs disposent aujourd’hui d’autres solutions, notamment en ce qui concerne l'eau.
Selon la parlementaire, les bouteilles en plastique sont d’abord un problème parce qu’elles produisent de grands volumes de plastique consommés et qui ne sont ensuite pas recyclés. D’après elle, «45% des bouteilles ne sont pas recyclées », un chiffre qui pousse dans le sens de cet amendement. Elle explique qu'il vise en fait à rétablir une justice «sur une incitation et un avantage compétitif aujourd’hui donné à l’usage unique ».
Le souhait de changer le marché
La députée explique également qu’il ne s’agit pas ici d’un amendement à visée punitive pour les consommateurs mais bien pour les industriels. Il s’agirait d’accompagner la filière de la production des bouteilles d’eau plutôt que de punir les consommateurs, en prévoyant d’autres moyens de consommer de l’eau.
Mais c’est aussi une manière de pousser les industriels à revoir leurs modèles, qui ne sont pas poussés au changement puisque l’eau embouteillée dispose pour le moment d’un «avantage compétitif » face aux solutions réutilisables.


















