
Sommaire
- Design : les courbes, c’est du passé (4/5)
- Connectique : un air de déjà vu (3/5)
- Écran : un poil plus grand et encore plus lumineux (4,5/5)
- Performances : en adéquation avec le prix (3,5/5)
- Photo : un gros capteur ne suffit pas pour de belles photos (3/5)
- Autonomie et recharge : en progrès mais peut mieux faire (4/5)
- Durabilité et réparabilité : un suivi logiciel à la peine (3/5)
- Les meilleures alternatives au Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G
- Conclusion
Tradition oblige, au début de l’année, chez Xiaomi, les Redmi Note sont de sortie. Et en 2026, la marque chinoise tient son calendrier avec l’arrivée en rayons de la quinzième mouture des Redmi Note déclinée en cinq versions : Redmi Note 15 (4G), Redmi Note 15 5G, Redmi Note 15 Pro (4G), Redmi Note 15 Pro 5G et Redmi Note 15 Pro+ 5G. Bonne nouvelle, les prix demeurent strictement identiques à ceux appliqués l’an dernier pour la série 14 (et même pour les séries 13 et 12) soit respectivement 199 €, 299 €, 349 €, 399 € et 499 €. Pour ce test, nous avons jeté notre dévolu sur la mouture Pro 5G qui, à nos yeux, représente le meilleur compromis entre polyvalence et prix raisonnable. L’an passé, le Redmi Note 14 Pro 5G, malgré ses bonnes finitions et son endurance suffisante, nous avait laissé un goût amer avec un volet photo trop déséquilibré. Vérifions si cette nouvelle version corrige le tir.
N’hésitez pas, par ailleurs, à consulter notre guide des meilleurs smartphones à moins de 500 euros.
Design : les courbes, c’est du passé (4/5)
Visiblement, les écrans incurvés n’ont plus la cote. Si Honor vient de tirer un trait sur cette techno pour son nouveau Magic8 Lite, Xiaomi suit le même chemin. Contrairement au Redmi Note 14 Pro 5G de l’an passé, son successeur se pare d’une dalle OLED parfaitement plate. Ce choix implique l’adoption de tranches elles aussi totalement plates comme pour la majorité des smartphones depuis quelques années (merci Apple pour l’inspiration). Dommage puisque les modèles équipés d’une dalle incurvée profitent généralement d’un aspect affiné et premium.
Pour le reste, le Redmi Note 15 Pro 5G ressemble fortement à son aîné. Le plastique règne toujours au dos et se décline en quatre coloris : titane, bleu glacier (notre modèle de test), violet brumeux (sic) et noir. La finition reste très propre et n’accroche pas les traces de doigts. Toujours au dos, on retrouve l'îlot photo de forme carrée aux bords arrondis qui héberge les trois capteurs et le flash. Centré dans la partie supérieure, il permet au smartphone de ne pas être bancal lorsqu’il repose sur une table. Enfin, le cintre de l’appareil, également en plastique mais aux allures d’aluminium teinté dans le même coloris que le dos, reste, lui aussi, très sobre.

Si le l'aspect visuel global de l’appareil change peu, on constate néanmoins une petite poussée de croissance. Le Redmi Note 15 Pro 5G prend en effet 1,3 mm en hauteur (163,6 mm), 3,7 mm en largeur 78,1 mais devient plus mince (-0,4 mm) avec ses 7,96 mm. Un gabarit plus généreux qui se ressent aussi côté poids avec 20 g de plus tout de même. Cela donne un poids de 210g dans la main et fait disparaître toute sensation de légèreté. Dommage.
Sous ses finitions agréables à l’œil se cache aussi, selon la marque, une jolie solidité. Xiaomi indique que ce Redmi Note peut résister à 300 chutes sans dégât (d'une hauteur raisonnable évidemment). Certifié IP66 et IP68 (contre IP65 seulement pour le modèle 4G) il pourrait tenir jusqu’à 24h immergé par 2 mètres de fond. Rassurant. Côté face, l’écran est protégé par un verre Corning Gorilla Glass Victus 2 et se revendique deux fois plus résistant aux rayures que son prédécesseur.
Connectique : un air de déjà vu (3/5)
Si l’esthétique de ce Redmi Note a subi un léger rafraîchissement, ce n’est en revanche pas le cas du volet dédié à la communication. Xiaomi réalise un superbe copier-coller de la configuration précédente. On retrouve donc à bord du Wi-Fi 6 (une petite évolution vers du Wi-Fi 6E aurait été appréciable), du Bluetooth 5.4, ainsi qu’un module NFC pour le paiement sans contact ou les cartes de transport en commun.

Le port USB-C reste cantonné à la norme USB 2.0 qu’il serait tout de même temps de faire évoluer pour autoriser des transferts rapides de fichiers vers un ordinateur. Enfin, l’écran cache un lecteur d’empreinte digitale optique très réactif. Rien de neuf sous le soleil de ce côté-là donc.
Écran : un poil plus grand et encore plus lumineux (4,5/5)
Si le gabarit global du smartphone a pris quelques dixièmes de millimètres çà et là par rapport au modèle de l’an passé, c’est pour une bonne raison. La dalle Amoled passe d’une diagonale de 6,67 pouces à 6,83 pouces soit presque un demi-centimètre. L’écran se montre donc visuellement un poil plus confortable mais peut s’avérer moins pratique à manipuler pour les petites mains. Cette légère croissance s’accompagne aussi d’une petite poussée en luminosité. Sous notre sonde, cette dalle grimpe à 626 cd/m2 en SDR et 1861 cd/m2 en HDR. Leurs pics respectifs (en mode automatique) montent à 3048 cd/m2 et 3483 cd/m2. Autant dire que l’on ne ressent pas la moindre difficulté de lecture quelles que soient les conditions lumineuses.

Côté colorimétrie aussi, le Redmi Note 15 Pro 5G se défend bien. Avec le mode Couleur intense, notre sonde a mesuré un Delta E de 2,18 et de 2,13 en mode couleurs Standard. La fidélité des couleurs est donc très bien respectée. De quoi profiter pleinement des contenus affichés à l’écran dans une définition confortable (1,5K) avec un taux de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz. Pour cette année encore, Xiaomi fait l’impasse sur une dalle LTPO, réservée aux modèles plus haut de gamme.
Performances : en adéquation avec le prix (3,5/5)
Pour conserver un tarif attractif, Xiaomi n’a eu d’autre choix que d'équiper ce Redmi Note 15 Pro 5G d’un processeur de milieu de gamme. Le choix s’est porté ici sur un Dimensity 7400 Ultra de MediaTek. Un SoC gravé en 4 nm et peu populaire dans nos contrées. Il est épaulé dans sa tâche par 8 Go de RAM (une version équipée de 12 Go est également proposée) et 256 Go d’espace de stockage sur notre modèle de test (jusqu’à 512 Go en option). Les résultats des différents benchmarks que nous avons effectués montrent des performances très proches du Snapdragon 6 Gen 4 de Qualcomm que nous avons pu éprouver dans le Honor Magic8 Lite.
Le MediaTek 7400 Ultra assure le job sans faire d’étincelles mais sans se montrer trop mou non plus. La navigation dans l’interface demeure fluide en toute circonstance et nous n’avons pas noté de temps de latence. Pour le jeu, ce Note 15 Pro se défend, à condition de rester dans un usage occasionnel. Nous avons pu faire tourner Genshin Impact avec un niveau de graphisme moyen et une fluidité de 45 images par seconde (IPS). Mais 30 IPS restent toutefois recommandées pour ne pas subir de ralentissement au bout d’une vingtaine de minutes de jeu. La chauffe est par ailleurs bien maîtrisée.
HyperOS 2 : bridé dans l’IA mais pas dans les bloatwares et les pubs
Xiaomi a bien travaillé sa surcouche logicielle HyperOS 2, qui se superpose ici à Android 15. Elle se révèle agréable à vivre avec des menus peu chargés et des fonctions claires. On se sent toutefois un peu frustré sur l’éventail des fonctions d’intelligence artificielle proposées. La gomme IA, l’extension du cadre des photos, la modification du ciel ou encore l’outil de suppression des reflets sont bien présents mais les autres fonctions comme les fonds d’écran animés, la rédaction assistée, les résumés ou la traduction en direct sont réservées au modèle Pro+ de la gamme. Dommage.

Autre regret plus gênant, le nombre important d’applis tierces préinstallées et surtout la quantité impressionnante de publicités qui surgissent en toute occasion. Le gestionnaire de fichiers par exemple, signé Xiaomi, commence dès son ouverture à afficher une pub. Idem pour l’appli Musique, le Nettoyeur, l’appli Sécurité et d’autres encore. C’est surprenant au début et très agaçant à la longue. Si la pratique est admise pour abaisser le coût final du smartphone, Xiaomi pousse le bouchon vraiment trop loin.
Photo : un gros capteur ne suffit pas pour de belles photos (3/5)
Deux modules photos répondent présents au dos de ce Redmi Note 15 Pro 5G. Le troisième module que l’on distingue sur l'îlot circulaire n’est là que pour les calculs de profondeur de champ. On peut donc compter sur un grand-angle de 200 Mpx (f/1,7) soit la même définition que sur le Redmi Note 14 Pro 5G, mais Xiaomi indique qu’il s’agit ici d’un nouveau capteur. À ses côtés, la firme a repris le même ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2) que l’an dernier. Idem pour la caméra selfie en façade avec son capteur de 20 Mpx (f/2,2).

Avec la mire de notre laboratoire, les fichiers Raw obtenus (sans traitement logiciel) montrent une sous exposition assez marquée. La montée en sensibilité du capteur pour compenser la faible luminosité mène inévitablement à l’apparition de bruit numérique gênant dès 800 ISO. Néanmoins, il reste assez supportable contrairement à ce que peuvent produire d’autres smartphones dans la même catégorie. On relève aussi une tendance au jaunissement des images au fur et à mesure que la sensibilité augmente.
Autant de travail en moins pour les algorithmes de traitement de l’image. Les détails demeurent lisibles (comme les textes sur le fond de notre mire) et les couleurs assez préservées ce qui est loin d'être toujours le cas, surtout à ce niveau de prix.
Avec une bonne lumière, le grand-angle s’en sort donc plutôt bien. Le traitement opéré par l’appareil accentue la netteté mais le HDR semble parfois à la peine pour faire ressortir des détails supplémentaires dans les zones sombres ou claires.

Lorsque la lumière décroit, l’ensemble reste cohérent malgré la montée en sensibilité limitée. Grâce aux traitements d'image, le grand-angle continue de délivrer des détails, même si le piqué prend un petit coup dans l’aile. Par ailleurs, le traitement a tendance à éclaircir un peu trop les zones sombres (le ciel d’un noir d’encre prend des teintes grisâtres).

Pour les portraits, le Redmi Note 15 Pro 5G s’en sort confortablement. Le bokeh, ajustable manuellement, est appliqué avec précision. Attention à ne pas avoir la main trop lourde pour que le détourage des petits éléments reste optimum.

Que l’on ne s’y trompe pas : les mentions 2x et 4x présentes dans l’interface de l’appareil photo ne font pas référence à un téléobjectif optique. Le Redmi Note 15 Pro 5G n’en dispose pas. Le zoom est opéré par recadrage dans le capteur. En 2x, tout va bien. Les clichés conservent le même niveau de qualité qu’au grand-angle. En revanche, en 4x et au-delà, mieux vaut éviter de se laisser tenter. Les détails disparaissent très rapidement. On se demande encore pourquoi le zoom 30x numérique est proposé tant les résultats sont exécrables.

Le module ultra grand-angle continue de son côté de faire de la figuration. Les clichés sont vraiment sous-exposés et manquent cruellement de détails. Les couleurs peinent à suivre. Il suffit pour des images postées sur les réseaux sociaux mais guère plus. Quant à l’utiliser de nuit, c’est fortement déconseillé.

Autonomie et recharge : en progrès mais peut mieux faire (4/5)
Comme plusieurs autres constructeurs à présent, Xiaomi mise sur la technologie Silicium-Carbone pour la batterie de ce Redmi Note 15 Pro 5G (les Redmi Note 15 n’en bénéficient pas). L’appareil se dote ainsi d’un accu d’une capacité de 6580 mAh. On a vu plus généreux, notamment dans le Magic8 Lite de Honor avec 7500 mAh. Et si c’est mieux que le Redmi Note 14 Pro 5G de l’an passé avec sa batterie de 5110 mAh, cela se traduit dans la réalité par un progrès assez léger. Avec notre test de lecture vidéo 4K en streaming, l’appareil a tenu 21h57, soit 1h34 de plus que son prédécesseur. C’est toujours bon à prendre.

Côté recharge, on se satisfait de la vivacité de l’appareil. Ce Note 15 Pro accepte la charge 45W. Nous l’avons branché à une alimentation 120W fournie par Xiaomi. Au bout de 30 minutes, il a récupéré 51 % de batterie. On peut donc repartir pour une journée complète assez rapidement. Mais en tout, 75 minutes ont été nécessaires pour une charge complète.
Durabilité et réparabilité : un suivi logiciel à la peine (3/5)
Malgré les belles promesses de Xiaomi sur la résistance et l’endurance de ce Redmi 15 Pro 5G, celui-ci ne récolte qu’un simple B sur l’Étiquette Énergie obligatoire sur tous les smartphones vendus en Europe. C’est pas mal mais pas le top non plus. L’appareil se voit ainsi attribué un B pour le critère de résistance aux chutes. Étrange alors que la marque précise que son mobile a pu, selon ses propres tests, résister à 300 chutes sans dégâts et qu’il se montre deux fois plus résistant aux rayures que son prédécesseur.

Pour la réparabilité, c’est un C qui lui est attribué, soit juste la moyenne. Dans le détail, ce qui plombe surtout la note, ce n’est pas tant la difficulté de démontage (elle est plutôt satisfaisante) ni la disponibilité des pièces détachées mais le suivi logiciel qui est sanctionné. C’est vrai que Xiaomi ne se montre pas très généreux sur le sujet avec seulement 4 ans de mises à jour système et 6 ans de correctifs de sécurité promis. La marque chinoise doit encore fournir des efforts sur ce terrain.
Les meilleures alternatives au Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G
Honor Magic8 Lite
Un peu moins bien loti sur le volet photo, le Magic8 Lite fraîchement arrivé en rayons a en revanche pour lui une batterie gargantuesque de 7500 mAh qui lui permet de tenir aisément trois jours. Si vous avez tendance à oublier de recharger votre mobile et que la qualité photo n’est pas votre priorité, c’est le meilleur choix du moment à ce tarif.
Google Pixel 9a
À l’inverse, si pour vous la photo est un critère primordial mais que vous ne voulez pas vous ruiner dans un modèle haut de gamme, le Pixel 9a s’avère être le compagnon idéal. Google maîtrise le sujet grâce à ses algorithmes aux petits oignons. En revanche, il faudra garder un œil sur la jauge de la batterie.
Conclusion
Avec ce Redmi Note 15 Pro 5G, Xiaomi récidive sur le marché du moyen de gamme et, une nouvelle fois, ne manque pas son objectif. La firme réussit à associer polyvalence, souplesse et solidité tout en maintenant le même tarif qu’en 2023. Une petite prouesse dont devrait s’inspirer la concurrence. Évidemment, tout n’est pas rose sur ce mobile. L’omniprésence des applis tierces et surtout des publicités, même au sein des applis maison, nous rappelle au quotidien le niveau de gamme du Redmi Note 15 Pro. Nous avons aussi été désagréablement surpris par l’autonomie de la batterie que l’on imaginait meilleure (même si elle demeure très correcte). La photo ne progresse pas vraiment non plus et, dans les faits, seul le grand-angle reste vraiment exploitable. Cependant, Xiaomi doit indubitablement progresser sur un point pour inspirer davantage de confiance : le suivi logiciel. En 2026, proposer seulement 4 ans de mises à jour système, c’est vraiment très chiche.
- Design : 4/5
- Connectique : 3/5
- Écran : 4,5/5
- Performances : 3,5/5
- Photo : 3/5
- Autonomie : 4/5
- Réparabilité : 3,5/5
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