
Vous l’ignorez sans doute mais le taux de pérennité à 3 ans des sociétés dont les entrepreneurs se font accompagner est supérieur à 80% selon Bpifrance. Normal, au cours de ses coachings personnels et/ou collectifs ou de sessions de formation, vous serez immergé dans un écosystème favorable à votre projet. Avec votre conseiller – coach (appelez le comme vous voulez), vous partagerez vos questions, vos doutes, vos idées et recevrez un feedback toujours constructif. Grâce à de multiples retours d’expérience concrètes, vous éviterez de nombreux pièges et gagnerez donc du temps. Pour vous en convaincre, nous avons rencontré 4 indépendants qui se sont faits accompagner à différents stades de leur business. Témoignages.
Pour se sentir légitime sur les réseaux sociaux
Noémie Klein, 40 ans, créatrice de Koolookoo, Saint-Dié dans les Vosges
Quand elle décide de lancer sa solution de jeux éducatifs pour la rééducation de troubles dys, Noémie Klein sait d’emblée qu’elle va rencontrer un problème pour faire connaître sa station de jeux sans écran. Et un problème de taille même ! En effet, la quadra est tétanisée à l’idée de rédiger des posts pour les réseaux sociaux. «J’étais bloquée par le sentiment de ne pas être légitime pour publier quoique ce soit. Je me disais que cela n’allait intéresser personne», se souvient-elle. Bien décidée à dépasser cette angoisse, elle s’inscrit à un bootcamp 100% copywriting dispensé par Ramen Ta Fraise. «Pendant un mois, j’ai appris les bases théoriques du copywriting, des tips pour écrire des posts percutants, etc. Le mois suivant, on devait s’engager à publier un post par jour. Le texte était relu par notre binôme de lecture», illustre-t-elle.
Et Noémie Klein est formelle, «il y un avant et un après !». 3 minutes désormais pour rédiger un post contre 3 heures auparavant. «En plus de compétences techniques, j’ai changé de mindset. Je me sens légitime pour prendre la parole. Je sais quoi poster et quand. Finies les angoisses !», raconte-t-elle. En un mois, ces posts ont enregistré 200 000 vues sur LinkedIn et a gagné 2 000 abonnés supplémentaires. Désormais, elle envoie facilement 4 posts ou stories sur Insta par semaine et deux posts sur LinkedIn. De quoi favoriser le lancement officiel de sa console en avril 2025.
Pour structurer son projet et décrocher des financements
Valentin Malfroy, 30 ans, dirigeant d’Inventa, à Istres dans les Bouches-du-Rhône
Pour cet ancien chef de section dans l’armée de l’air, pas question de se lancer comme indépendant sans s’entourer des bonnes personnes et des bons outils. C’est donc tout naturellement qu’il s’adresse à BGE Provence-Alpes Méditerranée pour des conseils dans la rédaction de son business plan et de son plan de financement. Son objectif ? Monter un agence artistique représentant des artistes et des festivals rentable. «Cet accompagnement m’a donné de la sur motivation pour oser», témoigne-t-il. Et notamment oser taper à la porte de Initiative Ouest Provence. Auprès de cette autre structure spécialisée dans l’accompagnement de porteurs de projet, il décroche une prime de 1 000 euros et un prêt à taux zéro (3 500 euros) pour acheter un téléphone et un ordinateur de rechange… au cas où.
En remportant un concours de pitch, il empoche également un prix de 1 000 euros. «Sans ces conseils, sans les échanges avec d’autres porteurs de projets et ces coups de pouce financiers, le démarrage de mon activité aurait de toute évidence était plus long», reconnaît-il même. Un pari gagnant en termes d’épanouissement pro et perso mais aussi financier. Moins d’un an après son installation, le jeune freelance se dégage aujourd’hui des revenus supérieurs à ceux de son précédent poste.
Pour activer le bon réseau
Virginie Grange, 56 ans, executive coach à Paris
Un an après s’être mise à son compte, Virginie Grange a besoin d’être stimulée, challengée et conseillée. «Je ne voulais plus être seule avec mes idées que je ne démarrais jamais. En tant que coach, je devais également trouver ma singularité afin de me différencier sur le marché», se souvient-elle. Après avoir vu l’enthousiasme communicatif de Catherine Barba dans l’émission «Qui veut être mon associé» ?», elle décide, en janvier 2023, se payer une formation de 3 mois au sein de son école des indépendants Envi.
Encouragée par le coach et les pairs de sa promo, cette mère et belle-mère de 7 enfants, multi marathonienne et ancien membre dans un comité directeur exclusivement masculin, décide de s’appuyer sur son parcours audacieux pour préciser son offre de coaching. «Ce que j’ai vécu parle à mes clients. J’ai gagné en puissance car je surfe sur mon capital confiance», précise-t-elle. Grâce à cet accompagnement intense, elle apprend enfin aussi à cibler les bons réseaux. «J’avais fait carrière pendant 25 ans dans le monde de l’immobilier mais j’étais gênée à l’idée de parler de ma reconversion professionnelle à mon réseau d’avant. Catherine Barba m’a ouvert les yeux sur cette fausse route. C’était au contraire auprès de ces personnes que j’avais le plus de chance de trouver une écoute attentive car elles avaient déjà confiance en moi», témoigne-t-elle. Bingo, les membres de son réseau ont été ravis de bosser avec elle. Un coup d’accélérateur de plus pour son chiffre d’affaires !
Pour développer son assertivité
Théo Ahonoukoun, 50 ans, consultant en ressources humaines, fondateur de Human Way à Marcq-en-Baroeul dans les Hauts-de-France
«Pour un entrepreneur, le temps est plus court que pour un salarié. Il faut être plus réactif et pour cela, disposer de réflexes et d’outils adaptés. Je sentais que j’avais besoin de renforcer mon argumentaire pour me différencier et mieux vendre mon offre de services», résume Théo Ahonoukoun. Avant même de lancer son activité, cet ancien DRH (23 ans d’expérience) décide de se former chez Envi. Grâce à de nombreuses mises en situation avec les membres de sa promo, il peut tester et ajuster le pitch et la valeur ajoutée de son offre. «Quand on passe de salarié à indépendant, il y a quand même un petit vertige. Etre accompagné par des personnes qui débordent de confiance et d’enthousiasme, m’a donné une énergie nouvelle. On baigne dans un environnement de gens convaincus par le bien-fondé de cette forme de travail non-salarié, c’est galvanisant», soutient-il.
Ce consultant RH a également gagné en assertivité. «Au début d’un business, on a tendance à accepter d’être souple sur ses tarifs pour gagner des marchés. On fait par exemple l’erreur d’afficher un taux journalier moyen trop bas. Or, cela donne une image d’un professionnel sans réelle valeur ajoutée. La formation m’a appris à ne pas accepter des missions à tout prix.»
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