Avec plus de 916 000 transactions, l’année 2025 signe la reprise du marché immobilier. Dans l’ancien, le secteur est porté par des taux de crédit sous les 3,50% en moyenne et des prix quasi stables (+0,5% pour les appartements en 1 an, selon les données des Notaires de France). Une reprise dont reste désespérément exclu le marché du neuf. Les regards se tournent désormais vers le Parlement et le futur statut du bailleur privé contenu dans le projet de loi de finances pour 2026 encore en discussion. Puisque le budget finit comme l’an dernier en loi spéciale, «la fiscalité restera dans sa mouture de 2025 : sans statut du bailleur privé, sans incitations fiscales…», regrette Loïc Cantin, président de la Fnaim.

2026 sera également une année électorale. Des municipales aux prémices de la campagne présidentielle de 2027, en fonction des promesses faites par les candidats, certains investisseurs pourraient être tentés d’attendre. Quant aux taux des crédits immobiliers, «ils ne devraient plus reculer sous les 3,20% à l’avenir», selon Caroline Arnould, directrice générale de Cafpi. Et avec la situation politique et financière explosive que nous connaissons actuellement, ils pourraient même reprendre le chemin de la hausse !

Logements anciens

Rentabilité : de 3 à 5% par an avant charges et impôts

Risque : de faible à moyen

Durée : 10 ans minimum

Biens dont le rendement devrait rester stable en 2026

Un retour timide pour les investisseurs dans l’ancien. «Ça faisait deux ans qu’ils étaient partis, mais en 2025, nous les revoyons. Tant que les taux ne remontent pas, cette tendance devrait se maintenir», estime Corinne Berec, vice-présidente d'Orpi. La fin du Pinel et le durcissement des règles autour de la location saisonnière incitent davantage les investisseurs à se tourner vers la location nue dans l’ancien. «Dans des villes moyennes bien desservies comme Reims, Angers, Pau ou Perpignan, ce type d’investissement est plébiscité», constate Delphine Herman, directrice des relations extérieures pour Guy Hoquet.

Dans ces villes, selon les données de la Fnaim, le rendement moyen brut oscille entre 5% et 6%. Investir dans l’ancien s’avère d’autant plus intéressant que les menaces autour de l’interdiction de mise en location des passoires énergétiques se dissipent. En 2025, les logements classés G au DPE étaient interdits à la location. Mais les multiples réformes dudit DPE tendent à faire sortir de plus en plus de biens de la catégorie des passoires thermiques. Dès le 1er janvier 2026, 850 000 biens des classes E, F et G en sortiront, à condition qu’ils aient un mode de chauffage électrique.

Logement neuf

Rentabilité : de 2,5 à 3,5% par an
Risque :
élevé
Durée :
15 ans minimum

Biens dont le rendement devrait rester stable en 2026

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