Cette fois-ci, les sondages ne se sont pas trompés. Donnés favoris dans les enquêtes d’opinion, le président sortant Emmanuel Macron (LREM) et la leader du Rassemblement National (RN) Marine Le Pen se sont qualifiés, dimanche 10 avril, pour le second tour de l’élection présidentielle. Déjà adversaires il y a cinq ans, les deux candidats proposent, sans surprise, des programmes très différents aux Français. Politique économique, sujets régaliens, projet européen… De nombreuses lignes de fracture apparaissent entre le président-candidat, ardent défenseur de l’Union européenne, et la représentante de l’extrême-droite qui a fait du thème de la souveraineté l’un de ses principaux axes de campagne.

Si tout oppose les deux finalistes à l’élection présidentielle, une idée semble les réunir : celle d’alléger les droits de succession et de donation. Même si le sujet a été éclipsé ces dernières semaines par l’inflation et les événements internationaux en Ukraine, il s’est imposé comme un thème clé de la campagne présidentielle. Car toutes les études en témoignent, les ménages exècrent ces impôts considérés comme injustes, alors même qu’une majorité d’entre eux en est pourtant exonérée.

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