La suspension récente du dispositif MaPrimeRénov’ ne veut pas dire pour les ménages qu’il faudra renoncer à des travaux de rénovation énergétique. D'autres mécanismes de financement sont toujours disponibles pour alléger la facture de vos aménagements. Ces dispositifs complémentaires permettent souvent de couvrir une partie substantielle des coûts engagés.

Le paysage des aides à la rénovation est composé de plusieurs niveaux d’intervention. Outre les dispositifs nationaux phares, des mécanismes sectoriels et territoriaux viennent enrichir l'offre de financement. Une variété de possibilités qui impose donc de bien se renseigner en amont, pour avoir le meilleur montage financier pour ses travaux.

Les certificats d'économie d'énergie, un levier universel

Les certificats d'économie d'énergie constituent un pilier méconnu du financement des travaux. Tous les fournisseurs d'électricité et de gaz proposent ces aides pour encourager les économies d'énergie dans l'habitat. Près de deux cents types d'interventions sont éligibles, de l'isolation des combles au remplacement des systèmes de chauffage. Cette aide présente l'avantage de s'adapter à tous les profils, propriétaires comme locataires peuvent en bénéficier, sans condition de revenus. Seule contrainte : le logement doit être achevé depuis plus de deux ans. Les montants varient selon les fournisseurs, d'où l'intérêt de comparer les offres avant de s'engager.

L'éco-prêt à taux zéro représente une alternative séduisante pour les gros chantiers. Ce financement peut atteindre cinquante mille euros, remboursables sur vingt ans maximum. L'absence d'intérêts et de conditions de ressources en fait un outil attractif pour tous les propriétaires. Les travaux éligibles couvrent l'essentiel des postes de rénovation : isolation thermique, remplacement des menuiseries, modernisation des équipements de chauffage. En parallèle, la prime « Coup de pouce chauffage » cible spécifiquement les systèmes vétustes, avec des montants allant de quatre cent cinquante à cinq mille euros. Les collectivités territoriales complètent ces dispositifs par des subventions locales et des exonérations temporaires de taxe foncière. Cette approche de proximité permet de financer des projets spécifiques non couverts par les aides nationales, avec des critères d'attribution définis localement.

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