«Les colonies françaises», «les films des années 70», «les vieux cafés», «une autre époque», «un équipement à l’ancienne»… Voici à quoi pensent les Français interrogés par l’Ademe lorsque l’Agence de la transition écologique leur parle de ventilateurs de plafond. Des représentations qui «s'expliquent probablement par l'ancienneté du mécanisme», décrypte l’Ademe dans un guide sur les brasseurs d’air en plafond, publié le 15 avril. Un mécanisme qui date en effet du XVIe siècle mais qui semble «globalement méconnu des usagers», s’étonne l’Agence de la transition écologique.

Alors que, réchauffement climatique oblige, les épisodes de chaleur se multiplient, et que nous traversons une nouvelle période de canicule particulièrement éprouvante dans les logements mal isolés, les ventilateurs de plafond gagnent pourtant à être remis au goût du jour. «Grâce à ses pâles, le ventilateur de plafond fait monter l'air frais et rafraîchit rapidement la pièce, jusqu'à moins 6 degrés», assure Little Worker, une start-up spécialisée dans l’efficacité énergétique, qui loue par ailleurs une «solution écologique».

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Une économie de 350 euros par an par rapport à une climatisation

En effet, sur la base d’une utilisation de 8 heures par jour, l’énergie annuelle nécessaire à un ventilateur de plafond s’établit entre 58 et 146 kWh (kilowattheure), ou entre 177 et 234 kWh, selon les modèles, d’après le guide «Brise» élaboré par trois ingénieurs et une architecte, dont Robert Celaire, maître de conférences à l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers et membre du Laboratoire interdisciplinaire formes architectures milieux. Une unité de climatisation classique, comme celles utilisées dans les chambres, consomme, elle, plus de… 2 300 kWh par an.

C’est dire si «la répercussion de cet écart de consommation énergétique sur la facture du consommateur, et sur l’empreinte environnementale, n’est pas des moindres», souligne le guide. Sur la base d’un prix de 0,18 euro pour un kWh, le ventilateur de plafond permet d’économiser plus de 350 euros par an par rapport à une climatisation. Un montant qui correspond peu ou prou au coût d’achat et d’installation du brasseur d’air en plafond, lequel «sera donc rentabilisé dans l’année», met en exergue le guide Brise.

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Les ventilateurs de plafond éligibles à MaPrimeRénov’

Le prix d’un brasseur d’air en plafond, pose comprise, oscille en effet entre 200 et 400 euros en moyenne, pour des pales de 132 centimètres (le diamètre le plus courant) à 140 cm. C’est deux à trois fois moins que le coût d’achat et d’installation d’une unité de climatisation pour une chambre de 10 à 15 mètres carrés, estimé par le guide Brise entre 600 et 800 euros. Sans compter que, pour la climatisation, il faut ajouter à la dépense annuelle d’électricité les coûts de nettoyage et de recharge en fluide frigorigène.

La facture des ventilateurs de plafond peut en outre être réduite grâce à MaPrimeRénov’. Depuis le 1er janvier 2024, le coût de leur installation peut être financé par la principale aide publique à la rénovation énergétique des logements privés, dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, combinant plusieurs gestes de travaux. Le hic, c’est que, depuis le 23 juin et jusqu’à la mi-septembre, il n’est plus possible de déposer un dossier de demande de MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur, en raison de l’engorgement du guichet.

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Le ventilateur de plafond, efficace contre les moustiques !

Dernier avantage du ventilateur de plafond, mais pas des moindres alors que vous vous réveillez depuis quelques semaines avec de petits boutons blancs sur les bras et les jambes : il permet de limiter les risques sanitaires liés aux piqûres de moustiques, la rotation des pales générant un déplacement d’air suffisamment élevé pour les empêcher de voler convenablement.