L’un des meilleurs systèmes de santé du monde, le nôtre, gaspille sans regarder à la dépense. La faute à sa complexité, à son manque d’organisation et surtout à la générosité de l’Etat qui ne prend pas la peine de contrôler suffisamment l’utilisation des fonds qu’il distribue généreusement.

Le dossier médical partagé, toujours mal en point

Il devait permettre de réguler les dépenses de santé et même, jurait Philippe Douste-Blazy (ministre de la Santé en 2004), de réaliser 3,5 milliards d’euros d’économies par an. Près de vingt ans après son lancement, le dossier médical partagé (DMP) a coûté au moins 1 milliard d’euros et il n’a amené que des problèmes. Le DMP est probablement l’un des échecs industriels les plus retentissants du système de santé. Un gouffre financier que n’ont pu éviter ses pilotes successifs : un groupement d'intérêt public (GIP) puis une agence, l’Asip, avant la reprise en main par l’assurance-maladie en 2017, qui n’ont longtemps pas eu de «vision stratégique», selon la Cour des comptes. Un milliard d’euros dépensé, vingt ans d’atermoiements… pour quel résultat ? Fin 2020, avant l’intégration du DMP dans Mon espace santé, seuls 10 millions de Français avaient un dossier médical personnel. Et encore, il s'agissait le plus souvent de coquilles vides !

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