2026 sera l’année des économies. Il y a quelques semaines, François Bayrou a présenté les grands axes du budget qu’il souhaite voir adopter par le Parlement pour l’an prochain. L’objectif affiché est simple : redresser les finances publiques. L’un des axes avancés par le Premier ministre concerne les dépenses de santé. Un arrêté a déjà été publié au Journal officiel afin de réduire les marges des officines sur les génériques. Désormais, le gouvernement s’attaque à un autre poste de dépenses : les franchises médicales. En effet, d’après nos confrères des Échos, l’exécutif a contacté la Sécurité sociale pour lui soumettre cette idée.

François Bayrou avait d’ores et déjà annoncé que la franchise pour se rendre chez un professionnel paramédical ou obtenir une boîte de médicament passera de 50 à 100 euros. Le plafond des participations forfaitaires pour les consultations médicales doublera également. Le Premier ministre souhaiterait aussi augmenter le montant unitaire des franchises, rapporte Les Échos. Selon leurs informations, le chef du gouvernement envisage de les doubler. Si l’exécutif s’active dès l’été, c’est qu’il aimerait prendre de nouveaux arrêtés à la rentrée pour que la mise en œuvre de ces mesures intervienne dès novembre prochain.

Un plan d’économies de 5,5 milliards d’euros

Des mesures qui ne vont pas plaire à tout le monde, après une première hausse l’an dernier. Concrètement, en deux ans, la franchise sur les médicaments, et celle sur les consultations paramédicales auront quadruplé (après avoir doublé en 2025). Mais le gouvernement assume ces hausses. Elles s’inscrivent dans un projet plus important d’un plan d’économies de 5,5 milliards d’euros de l’Assurance-Maladie. Dans un entretien accordé au Monde, la ministre de la Santé Catherine Vautrin expliquait à la mi-juillet : «Il faut arrêter avec cette idée que l'Assurance Maladie, 'c'est gratuit, j'y ai droit'. Il faut être vigilant, tous ensemble, sur nos dépenses. Nous voulons aussi que, demain, ces franchises soient payées au comptoir [en pharmacie], plutôt que via le fonctionnement actuel, avec un prélèvement ultérieur que l'assuré ne voit pas.» Le Budget 2026 que défendra François Bayrou à la rentrée devrait en finir avec ce système. Les assurés pourraient ainsi payer immédiatement les franchises.