
Les navettes d’Air France de l’aéroport Paris-Orly vers Nice, Toulouse et Marseille, c’est fini. À partir du 29 mars, ces liaisons effectuées par la compagnie seront abandonnées dans cet aéroport, celle-ci voulant se concentrer sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. La clientèle habituée de ces liaisons était largement professionnelle et demeure précieuse pour l’aéroport d’Orly. C’est pourquoi deux autres compagnies, Transavia et EasyJet, louchent sur leurs parts du gâteau, selon BFM.
Dès le 29 mars prochain, Transavia, filiale low-cost d’Air France, prendra donc le relais de la liaison vers Nice et Toulouse, à raison de huit vols par jour, et vers Marseille pour deux vols par jour. EasyJet reste à l’affût de sa part du marché, la clientèle étant très attractive et représentant presque une majorité des vols entre Paris, Toulouse, Nice et Toulouse (c’est-à-dire 38 à 47 % pour EasyJet).
Prix cassés et flexibilité, une concurrence agressive
Pour attirer cette clientèle fidèle d’Air France, EasyJet propose un nombre de vols par jour proche de son concurrent, en proposant jusqu’à neuf liaisons Orly-Nice et sept Orly-Toulouse par jour, sans toutefois desservir Marseille. La compagnie joue aussi la carte tarifaire en proposant une réduction de 50 % sur son abonnement annuel EasyJet Plus pour les clients venant du programme FlyingBlue ou détenteurs de cartes Air France. En faisant cela, EasyJet essaye également de s’adapter aux attentes d’une clientèle habituée à un haut niveau de service en proposant d’autres avantages comme l’embarquement prioritaire, ou encore la possibilité d’un bagage cabine inclus.
La compagnie Transavia, elle, parie sur l’atout de la souplesse en proposant un «tarif Max», grâce auquel ses futurs clients pourront modifier le jour même leur vol, jusqu’à une heure avant le départ. La compagnie promet aussi qu’il sera plus simple d’accéder à l’embarquement à Orly, avec un parcours et un salon dédié. Cette concurrence intervient pourtant dans un contexte peu avantageux pour ces liaisons, où le trafic a baissé de 14,9 % vers Nice, de 35,9 % vers Toulouse et de 28,2 % vers Marseille, en raison notamment de la concurrence des TGV.



















