
Selon les informations du Wall Street Journal relayées par BFM, plusieurs responsables saoudiens auraient confié envisager de plus en plus le scénario d’une inflation du prix du baril de pétrole allant jusqu’à 180 dollars. Une estimation évoquée dans le cas où la crise du pétrole provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz et le conflit au Moyen-Orient dureraient jusqu’à fin avril. Pour rappel, ce détroit voit en temps normal passer plus de 20 % des exportations mondiales de pétrole brut. Mais depuis le début de la guerre, les prix du baril ne cessent de grimper, et ces derniers jours plus particulièrement, après l’attaque d’infrastructures pétrolières stratégiques. Des événements qui ont ensuite fait exploser le coût du Brent à 119 dollars le baril jeudi 19 mars.
D’après les modélisateurs de Saudi Aramco, la compagnie pétrolière nationale du pays, les projections tendent vers une augmentation du prix du baril atteignant entre 165 et 180 dollars dans les prochaines semaines. Aujourd’hui, il est vendu aux clients asiatiques pour 125 dollars le baril, et transite par la mer Rouge.
Un prix trop élevé pourrait freiner la consommation
Cette perspective inquiète Riyad, car ces augmentations amènent une instabilité durable du marché, d’autant que cette flambée des prix est brutale, et non progressive. Par ailleurs, si l’augmentation ne faiblit pas, la demande, elle, pourrait diminuer. «Généralement, à partir de 150 dollars le baril de Brent, les acheteurs commencent vraiment à poser leurs crayons et à faire leurs calculs», explique Rebecca Babin, négociatrice en énergie, à BFM.
Si les prix atteignent ces niveaux dans les prochaines semaines, les effets seront visibles chez tous, ménages ou entreprises, et pourraient aussi peser sur l’économie globale. Une telle augmentation pourrait donc ralentir l’économie à une très large échelle.



















