
Une sortie attendue. Geneviève Darrieussecq a donné sa position sur l’Aide médicale d’État. Interrogée par franceinfo le 4 octobre 2024, la ministre de la Santé et de l'Accès aux soins a affirmé qu’il «n'est pas question de toucher à l'Aide médicale d'État». Souhaitant que «tout le monde soit rassuré sur ce point», la nouvelle ministre a tout de même indiqué qu’il fallait revoir les critères d’obtention de l’AME en France. Mais pas la supprimer. «Moi, je suis médecin, je parle de médecine et santé publique», a-t-elle insisté au micro de nos confrères.
Geneviève Darrieussecq a répété que l’Aide médicale d’État est aussi bien une chose importante pour les étrangers qu’elle l’est pour «la santé des Français, notamment pour éviter certaines contagions». Pour justifier sa position, la ministre de la Santé a rappelé que le rapport rendu par Patrick Stefanini et Claude Evin met en évidence que l’AME est «un dispositif utile et bien contrôlé par l'Assurance Maladie de façon très stricte». Si la nouvelle ministre estime qu’il ne faut pas avoir de «tabous» sur le sujet, elle affirme ne pas vouloir céder aux «fantasmes» de certains.
La ministre de la Santé donne son avis sur la loi de fin de vie
Par ailleurs, Geneviève Darrieussecq a été interrogée sur le projet de loi sur la fin de vie. Geneviève Darrieussecq accueille avec joie la position du Premier ministre qui s’est dit «favorable» à l’examen du texte à l’Assemblée nationale. D’après elle, il y a tout un «pan très important sur le développement et le déploiement des soins palliatifs» qu’il ne faut pas négliger.
Toujours au micro de franceinfo, la ministre de la Santé a rappelé qu’elle avait proposé, lorsqu’elle était députée, que les médecins qui pratiquent une injection dans le cadre de l’aide active à mourir soient «inscrits comme volontaires» sur des listes. En outre, en tant qu’élue, elle avait porté des amendements afin que l’injection ne soit pas considérée comme «un soin».


















