
C'est une question que beaucoup se posent encore. Si c'est votre cas, sachez d'emblée que non, les femmes enceintes n'ont aucune obligation d'informer leur employeur de leur grossesse. Ce dernier n'a pas non plus le droit de faire de recherches sur l'état de grossesse d'une salariée. Et dans ce domaine, le Code du Travail fait foi, comme le rappelle Ouest-France dans un article du 8 février. Il faut également noter que lors d’un entretien d’embauche, l’employeur ne doit pas refuser de recruter une femme parce qu'elle est enceinte. Les droits sont les mêmes pour les personnes sous assistance médicale à la procréation.
En revanche, comme indiqué dans le Code du Travail, la salariée enceinte ne peut pas bénéficier des droits légaux et conventionnels (s'il en existe au sein de son entreprise) tant qu'elle n'a pas informé son employeur. Il peut s'agir des droits suivants, par exemple : protection contre le licenciement, autorisations d'absence pour examens médicaux sans baisse de la rémunération, réduction du temps de travail quotidien. Si elle souhaite informer son employeur de son état, la salariée peut le faire par écrit ou verbalement, et doit fournir un certificat médical attestant de sa grossesse.
Protection absolue pendant un congé maternité
Enfin, sachez également que l’employeur ne peut pas licencier une femme enceinte, sauf exception, comme par exemple une faute grave. Sa protection est, somme toute, relative. Sauf dans un cas précis : le congé maternité. En effet, durant ce congé, l’employeur n'a pas le droit de licencier sa salariée. Dans ce cas, la protection contre le licenciement est considérée comme absolue, rappelle l'article de Ouest-France.


















