Le gouvernement fait marche arrière. Suite à la levée de boucliers des organisations syndicales, le ministère du Travail a annoncé, ce mercredi 18 octobre, qu’il était favorable à la suppression de l’article 39 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024. Celui-ci prévoit de «moderniser l’indemnisation d’accident du travail ou de maladie professionnelle». Il modifie plus exactement les règles de calcul de la rente versée aux salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

L’objectif visé par cet article est en fait de transposer dans la loi l’accord national interprofessionnel (ANI) trouvé en mai dernier par les partenaires sociaux sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Pour bien comprendre la situation, revenons à l’origine du problème. Auparavant, quand un salarié était reconnu comme étant victime d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail par la Sécurité sociale, il touchait automatiquement une rente versée par la branche accidents du travail-maladies professionnelles («rente AT-MP») du régime général pour compenser le préjudice subi (professionnel et «fonctionnel», qui correspond aux séquelles permanentes dans la vie personnelle de la victime).

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