A peine plus d’une journée. Arrivé le 25 septembre dernier au port de Montoir-de-Bretagne à Saint-Nazaire (44), le navire méthanier «Fedor Litke» ne sera pas resté bien longtemps à quai pour décharger sa précieuse cargaison. Dans les soutes de ce navire de 299 mètres de long? Du gaz naturel liquéfié (GNL). Jusque-là rien à redire, sauf que ce gaz transformé sous forme liquide pour être facilement transportable par voie maritime vient tout droit de la Sibérie! Comme le «Fedor Litke», une quinzaine de méthaniers traverse ainsi régulièrement l’Arctique et la mer du Nord depuis la Russie, pour accoster les ports de France mais aussi de Belgique ou d’Espagne.

Vous pensiez peut-être que les sanctions économiques, qui touchent la Russie poutinienne depuis son invasion de l’Ukraine en 2022, empêcheraient tout commerce avec l’Europe, à commencer par les hydrocarbures dont Moscou est l’un des principaux exportateurs mondiaux? C’est vrai pour les produits pétroliers, beaucoup moins pour le gaz. Un curieux paradoxe, alors que les 27 de l’Union européenne soutiennent Kiev depuis le début de la guerre.

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