
Lorsqu’il est arrivé en septembre 2024, Brian Niccol avait un but : redresser la chaîne de cafés à emporter, Starbucks, en perte de vitesse. Celui qui était parvenu à réaliser cet exercice chez Chipotle a du pain sur la planche, car l’entreprise américaine ne cesse de publier de mauvais résultats. Avec un modèle qui s’essouffle et une concurrence accrue, Starbucks a cumulé six trimestres consécutifs de baisse de ventes et ses ventes ont encore baissé de 2% lors du troisième trimestre de son exercice décalé.
Après une première salve de licenciements au mois de février (1 100), le géant américain s’apprête à en supprimer 900 autres, ont appris Les Echos. La mesure est aussi impactante pour les salariés que pour les finances de l’entreprise, puisque selon nos confrères, les indemnités de licenciement coûteront la bagatelle d’un milliard de dollars. Ce chiffre comprend également la résiliation de baux et ceux liés à la fermeture de restaurants. Car en supprimant 900 emplois, la chaîne de cafés va fermer 184 points de vente.
18 300 cafés rénovés
Toutefois, selon le nouveau patron, ces suppressions de postes et de restaurants non rentables visent à redonner un nouveau souffle à l’enseigne afin d’investir, moderniser ses cafés et améliorer l’expérience client. Parmi les mesures envisagées : des formations de baristas et la rénovation de 18 300 cafés. De nouvelles chaises devraient voir le jour, tout comme des prises électriques ou encore la création de deux files, une pour les commandes normales et une autre pour celles réalisées sur mobile.
En outre, des guides d’interaction avec les clients vont être revus afin de personnaliser le service. «Les premiers résultats de la rénovation des cafés montrent que les clients viennent plus souvent, restent plus longtemps et donnent des avis positifs», a affirmé Brian Niccol dans un message adressé aux salariés.
Selon Les Echos, Brian Niccol va s’appuyer sur Mike Grams avec qui il a déjà travaillé lorsqu’il était devenu PDG de Taco Bell. Cette nouvelle stratégie à grande échelle a été décidée après de premiers tests concluants en début d’année, affirme le Wall Street Journal. A terme, Starbucks compte rouvrir de nouveaux magasins. Face à la concurrence que représentent le Chinois Luckin Coffee ou l’Américain Dutch Bros, l’enseigne n’a pas le temps de broyer du noir !


















