
Sommaire
- Qu’est-ce que le capital-risque ?
- Quelle est la différence entre capital-investissement et capital-risque ?
- Quelles entreprises peuvent bénéficier de ce type de capitaux ?
- Comment fonctionne le capital-risque ?
- Comment investir en capital risque en tant que particulier ?
- Quel est le montant des investissements ?
- Comment se rémunèrent les capital-risqueurs ?
- Quels sont les avantages pour un investisseur à investir dans le capital-risque ?
- Quels sont les inconvénients du capital risque pour les entreprises et les particuliers ?
Qu’est-ce que le capital-risque ?
Venture capital (VC) : définition
Le capital-risque est désigné en anglais par le terme « venture capital ». Il permet le financement de jeunes entreprises innovantes au potentiel élevé dans des secteurs de pointe nécessitant des levées de fonds importantes. Par exemple, des start-up de :
- biotechnologie (biotech),
- médecine de pointe (medtech),
- lutte contre le réchauffement climatique (greentech),
- traitement numérique de l’information...
Un investissement dans des sociétés non cotées dans l'espoir de réaliser des plus-values
Le capital-risque consiste pour un ou plusieurs investisseurs à entrer au capital de sociétés non cotées, le plus souvent de manière minoritaire. Leur objectif : accompagner financièrement des entreprises innovantes à fort potentiel, dans l’espoir de réaliser une importante plus-value lors de la revente de leurs parts.
Quelle est la différence entre capital-investissement et capital-risque ?
Le capital‑investissement, ou private equity, regroupe l'ensemble des opérations qui consistent à prendre des participations au capital de sociétés non cotées. Le capital‑risque est une branche spécialisée du capital‑investissement dédiée aux jeunes entreprises innovantes à fort potentiel, mais à risque élevé.
Quelles entreprises peuvent bénéficier de ce type de capitaux ?
Le bénéfice du capital-risque est généralement orienté vers les jeunes entreprises innovantes. Elles exploitent une idée ou un concept visant à concurrencer les entreprises d’un secteur en proposant de nouvelles solutions avec pour objectif une forte croissance et des profits élevés. Par exemple, les fintech visent à améliorer les services financiers sur les plans de l’efficacité, de la sécurité tout en réduisant le coût. Ces entreprises ne sont pour la plupart pas encore cotées en bourse.
Comment fonctionne le capital-risque ?
Investissement dans un fonds d'investissement
En schématisant, l’investisseur investit ses capitaux dans un fonds d’investissement ou une société de capital-risque qui entre au capital de l’entreprise financée :
- soit en souscrivant des actions ordinaires,
- soit des actions à dividende prioritaire, ou des actions assorties de bons de souscription d’actions (BSA),
- ou simplement par le biais d’avances en compte courant d’associé.
Modalités définies dans un pacte signé par les gestionnaires du fonds
Les modalités de l’investissement et ses incidences sont précisées par le pacte d’associés signé entre la société de capital-risque et les associés initiaux avant le versement des fonds. Ce pacte doit notamment prévoir les droits et devoirs des gestionnaires du fonds d’investissement en matière d’assistance de gestion et de concours aux décisions stratégiques.
La participation au capital entraîne le droit de vote aux assemblées et permet, en fonction de l’importance des droits détenus, d’influer sur la gouvernance de l’entreprise.
Comment investir en capital risque en tant que particulier ?
Pour l’investisseur particulier, outre les sociétés de capital-risque si sa mise est suffisante, l’accès est souvent possible à partir de quelques centaines d’euros via :
- les fonds communs de placement à risque (FCPR),
- les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI),
- les fonds d’investissement de proximité (FIP) (qui agissent uniquement à l’échelle régionale).
L'ensemble de ces structures de capital-investissement doivent impérativement avoir l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Ces parts de fonds de capital-investissement peuvent être acquises dans un compte-titres, un PEA et un PEA PME-ETI (selon l’éligibilité des fonds) et parfois sous forme d’unités de compte dans un contrat d’assurance-vie.
Quel est le montant des investissements ?
Selon la phase où se situe l’entreprise au moment de l’intervention de l’investisseur, le capital minimum sera de l’ordre de 300 000 euros en phase dite d’amorçage. C'est-à-dire au stade de la mise au point d'un nouveau produit : prototype, pré-séries, etc. Les stades de création et de développement des entreprises nécessitent des fonds beaucoup plus importants et les sociétés de capital-risque interviennent généralement pour des montants minimum d’un million d’euros ou plus.
Comment se rémunèrent les capital-risqueurs ?
Revente de la participation
Le capital-risqueur gagne principalement de l’argent grâce à la plus-value réalisée lors de la revente de sa participation. Elle intervient en moyenne entre trois et sept ans après l’investissement.
La revente peut se faire lors de l’introduction en bourse (IPO), lorsque les parts sociales sont converties en actions. Elle peut aussi avoir lieu lors du rachat de la start-up par un grand groupe, à l’occasion d’une fusion-absorption.
Amortissement du capital
Autre possibilité : l’amortissement du capital. Dans ce cas, l’investisseur récupère la valeur des actions et peut toucher une partie des bénéfices ou des réserves, notamment en cas de liquidation de l’entreprise.
Quels sont les avantages pour un investisseur à investir dans le capital-risque ?
Pour l’investisseur, si l’entreprise est un succès, la valorisation de l’entreprise peut être multipliée par dix, voire beaucoup plus lors de l’introduction en bourse ou du rachat de la start-up par un grand groupe.
C’est également pour l’investisseur l’opportunité de soutenir des projets technologiques à la pointe de l’innovation avant qu’ils ne deviennent publics. Cela permet aux grands groupes de jouer un rôle actif dans le développement de certaines industries et la construction de nouveaux marchés qui leur ouvrent ainsi une stratégie d’innovation. En échange de leur financement, ils obtiennent un certain contrôle de l’entreprise et de ses décisions stratégiques.
En outre, les détenteurs de parts de FCPR, FCPI et FIP bénéficient d’avantages fiscaux si la détention est au minimum de cinq ans.
Quels sont les inconvénients du capital risque pour les entreprises et les particuliers ?
Le principal risque d'investir dans un fonds de capital risque est de ne jamais pouvoir revendre les actions souscrites ou de tout perdre si l’entreprise cesse son activité. Les investisseurs doivent par ailleurs être conscients que leurs fonds seront bloqués pour une durée plus ou moins longue et du risque d’illiquidité entraîné par des résultats décevants (impossibilité de pouvoir vendre les actions souscrites faute d’acheteurs).
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