
La terre a de nouveau tremblé en Grèce. Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 mai, un fort séisme de magnitude 6,1 sur l’échelle de Richter s’est produit à 15 kilomètres au large de l’île de Kassos, située à l’est de la Crète. Les secousses ont été fortement ressenties sur les îles de Kos, Rhodes, dans l’archipel du Dodécanèse et jusqu’en Égypte et en Israël sans toutefois faire de victimes et de dégâts selon l’agence de presse grecque ANA et la chaîne de télévision publique ERT.
Ce n’est pourtant pas la première fois que la Grèce est sujette à des tremblements de terre. En janvier et février derniers, l’île de Santorin - haut lieu touristique prisé pour ses merveilles naturelles et ses couchers de soleil -, avait été touchée par une activité sismique exceptionnelle avec des milliers de secousses qui avaient fait fuir les touristes et une partie de la population. Mais alors, cette série d’événements sismiques dissuadera-t-elle les touristes de se rendre dans la région cet été ? Pas sûr, selon Kostas Bourdos, le directeur de l’agence de voyage Grèce sur mesure. «Vus de loin, ces événements peuvent susciter des craintes, mais les touristes n’ont pas lieu de s’inquiéter», explique-t-il. Et d’ajouter : «Les Grecs vivent avec au quotidien et les secours sont parfaitement formés à ces risques naturels. Quand cela arrive, il y a plus de peur que de mal.»
Environ 25 000 séismes chaque année
Avec en moyenne 25 000 séismes chaque année, contre 4 000 en France, c’est peu dire que la Grèce vit au rythme des colères de la Terre. Ainsi, en moins de 24 heures, entre mercredi 14 et jeudi 15 mai, ce sont près d’une trentaine de secousses qui ont été enregistrées par le département de géophysique de l’université d’Athènes grâce à son outil de suivi des séismes en temps réel. Pour la plupart, ces derniers sont imperceptibles par l’homme en raison de leur faible magnitude, de leur localisation en pleine mer ou en profondeur.
Pourtant, la vue des images de milliers de touristes et de locaux évacués à la hâte par mesure de sécurité, requiert l’attention des touristes en pleine préparation de leur futur séjour et a un effet dissuasif. «Cela a ralenti la dynamique de réservations vers Santorin que nous observions en fin d’année dernière», explique Kostas Bourdos qui tient à préciser n’avoir constaté pour l’heure aucune annulation pour cet été, relate Le Figaro.


















