
Un désastre. L’Aude est en proie aux flammes. Depuis le mardi 5 août, le département subit le plus gros incendie qu’ait connu la France depuis plus de 70 ans, avec plus de 17 000 hectares déjà partis en fumée. Les soldats du feu sont sur le terrain jour et nuit et sont assistés par les airs. Jusqu’à 18 engins ont été utilisés pour endiguer le feu. Dans le détail, les moyens aériens ont été mobilisés : quatre Canadair, deux hélicoptères, trois avions Dash et deux Air Tractor, rapporte Le Parisien. Hélas, les avions qui permettent de déverser de l’eau sur les flammes ne peuvent pas survoler la zone de nuit.
La principale raison est toute simple : la sécurité. «Pour larguer de l’eau, [la nuit] ça devient très dangereux», a expliqué sur le plateau de BFMTV, le lieutenant-colonel Frédéric Harrault, porte-parole de la Sécurité civile. En effet, il s’agit de s’assurer qu’il n’y a personne en dessous. «De jour, ce n’est déjà pas très évident, de nuit c’est tout bonnement impossible», précise l’expert. En outre, il existe de trop gros risques de «problèmes aéronautiques ou de collisions».
60 largages maximum par jour
Cette pause forcée a tout de même le mérite d’assurer la maintenance des avions pendant la nuit, «de manière à ce qu’ils soient à nouveau opérationnels le lendemain, au plein de leur capacité», assure le lieutenant-colonel Frédéric Harrault. Par ailleurs, les Canadair sont limités s’agissant de la fréquence de leur utilisation. «C’est maximum 60 largages par jour pour un Canadair, et maximum 8 heures de travail pour un pilote de Canadair», détaille au micro de TF1 le commandant Éric Brocardi, directeur de la communication et porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).


















