Emmanuel Macron répond fermement au président américain. Alors que Donald Trump a annoncé, samedi 17 janvier, que la France, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, l'Allemagne et la Norvège se verront appliquer des droits de douane de 10 % à compter du 1er février puis 25 % au 1er juin, et «jusqu’à la vente totale du Groenland», le chef de l’Etat français va demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'Union européenne, a confié son entourage à BFM TV.

Il s’agit d’une arme de dissuasion qui vise à contraindre les pays tiers à régler les conflits commerciaux par la négociation. Surnommée «bazooka commercial», sa mise en oeuvre nécessite la majorité qualifiée des pays de l'Union européenne. Ainsi, l'instrument anti-coercition permet notamment le gel de l'accès aux marchés publics européens et le blocage de certains investissements.

Giorgia Meloni qualifie la menace de Donald Trump «d’erreur»

Après la menace de surtaxes douanières brandie par Donald Trump contre les pays européens qui s'opposent à ses velléités de s'emparer de l’île arctique rattachée au Danemark, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a qualifié celle-ci «d’erreur», ce dimanche 18 novembre. «Je pense qu'imposer de nouvelles sanctions aujourd'hui serait une erreur», a-t-elle expliqué à la presse lors d'un déplacement à Séoul. «J’ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense», a-t-elle ajouté.

David van Weel, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, a aussi qualifié ces menaces d'«incompréhensibles» et d'«inappropriées». «C’est du chantage. Ce qu’il fait en ce moment est du chantage», a-t-il lancé dans l’émission télévisée WNL Op Zondag. Quant à son homologue irlandaise Helen McEntee, elle a évoqué des menaces «totalement inacceptables et profondément regrettables».