
Le mystère reste entier. Disparu sans laisser de traces le 8 mars 2014, peu de temps après son départ de l’aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) à destination de Pékin (Chine), le mystère plane toujours sur ce qui est advenu de l’appareil du vol MH 370 et des 239 personnes présentes à son bord. Si, pour l’heure, les recherches pour retrouver l’épave du Boeing 777 de la Malaysia Airlines n’avaient rien donné, une nouvelle opération menée pour la troisième fois consécutive par Ocean Infinity et débutée le 30 décembre dernier, n’a elle non plus rien donné.
Comme le rapporte Le Parisien «aucune découverte significative ou concluante» n’a été faite par le navire d’Ocean Infinity selon un bref rapport publié sur la page Facebook de l’association des passagers et d’équipage du vol MH 370 par le ministère des Transports malaisien, et ce, malgré une piste évoquée par lui-même comme «prometteuse». D’après ce document, trois «véhicules sous-marins autonomes (AUV) Hugin» ont sondé de façon minutieuse toute une zone située à 2 000 kilomètres au large des côtes de Perth (Australie). La mission, qui s’est effectuée sans interruption - sauf pour un bref problème technique lié à des tremblements de terre intermittents - a finalement dû être interrompue après la dégradation des conditions météorologiques. Elle pourra reprendre une fois que les conditions seront à nouveau devenues sûres.
7 236,40 kilomètres carrés sondés sans résultats concluants
Alors qu’une forme de mystère entoure les recherches avec peu d'informations dévoilées, ou au compte-gouttes, ce sont désormais pas moins de 7 236,40 kilomètres carrés d’océan qui ont été sondés par Ocean Infinity. En vain. «C’est un peu inquiétant, mais il est possible que l’avion soit coincé quelque part dans ce sous-sol accidenté de l’océan», explique Jean-Luc Marchand, coauteur de l’un des rapports sur la disparition du vol de la Malaysia Airlines. «Peut-être aussi que le gouvernement ne dit rien, de crainte que d’autres entreprises n’aillent sur place prendre des photos», ajoute-t-il.
Il faut dire que l’entreprise joue gros. Alors que le navire continuera de sonder le large de l’océan Indien jusqu’au 24 janvier prochain avant de rentrer au port de Fremantle (Australie) puis de repartir pour d’autres opérations, Ocean Infinity se doit de rapporter de premiers éléments permettant de localiser l’épave du Boeing. Sans cela, l’entreprise n’empochera pas les 70 millions de dollars promis par le gouvernement malaisien, dont le versement dépend de la découverte des restes de l’épave.


















