Les autorités sanitaires doivent-elles céder au lobby des laboratoires ? Devant la commission d’enquête du Sénat, jeudi 15 juin, le ministre de la Santé et de la Prévention François Braun s’est dit “prêt à envisager” une hausse des prix des médicaments génériques, sous la pression des industriels. Et ce, même si la corrélation avec les pénuries n’est, pour lui, pas clairement établie. Ainsi, le paracétamol commercialisé par les concurrents du Doliprane de Sanofi pourrait bientôt vous coûter plus cher en pharmacie. De son côté, le président de la République fait aussi du pied aux labos pour que les Français ne manquent de rien pour se soigner. Mardi 13 juin, Emmanuel Macron a annoncé en grande pompe la relocalisation de certains médicaments dits “essentiels”... Mais avec, en contrepartie, de possibles revalorisations des prix de vente.

Pour les industriels, la pression qu’ils mettent sur l’exécutif est légitime. La France fait partie des pays européens où les prix des médicaments sont les moins chers. Selon le Leem, qui regroupe les laboratoires dans l’Hexagone, les prix français sont inférieurs d’environ 25% par rapport à d’autres États du Vieux Continent, comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Irlande. À titre d’exemple, le flacon d'amoxicilline pédiatrique est vendu 76 centimes aux pharmaciens. Moins qu’une baguette de pain !

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Trouver le juste prix

Mais comment expliquer de tels écarts ? En France, un groupement d’experts, rattaché au ministère de la Santé et de la Prévention, est chargé de fixer les prix des médicaments et des dispositifs médicaux. Il s’agit du Comité économique des produits de santé (CEPS), qui réunit des membres issus de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), de l’Union nationale des organismes de complémentaires santé (Unocam), des directions des administrations centrales telles que la Direction de la Sécurité sociale (DSS), la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale des entreprises (DGE) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

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