Pourquoi, comment, par quel miracle (ou moyennant quels atouts) un pays rayonne-t-il à l’extérieur de ses frontières? Par quelle mystérieuse alchimie une nation est-elle plus grande que la somme de son PIB et de son armée? Quels sont les ingrédients secrets de son influence? Les Anglo-Saxons résument ces enjeux en quelques mots: «hard power» et «soft power». Les premiers renvoient à la puissance économique et militaire de l’Etat, les seconds font écho à un pouvoir d'influence beaucoup plus subtil et souterrain, tissé par les acteurs étatiques mais aussi par la société civile, une capacité d’attraction qui s'enracine dans la culture, les savoir-faire, les valeurs. «La séduction est toujours plus efficace que la coercition», soulignait le politologue américain Joseph Nye dans son livre «Soft Power: The Means to Success in World Politics» (les moyens de réussir en politique internationale), paru en 2005.

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