
Ce sera presque le même niveau de rendement que pour l'année 2025. Alors que le gouvernement a annoncé, dimanche 18 janvier, reconduire comme l’année dernière le barème de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, tout en précisant en exclure «explicitement» les entreprises de taille intermédiaire, celle-ci rapportera «environ 8 milliards d’euros» dans la version finale du projet de loi de finances de 2026, a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
«Il a donc été renoncé à toute économie sur les allègements de charges au détriment, malheureusement, de la baisse de la CVAE qui figurait dans le texte initial», précise le Premier ministre dans sa lettre adressée aux entrepreneurs, qui assure que «cet effort demandé aux très grandes entreprises» permet de financer «l'accélération de notre trajectoire de défense». Sébastien Lecornu salue ainsi le «patriotisme» des chefs d’entreprises.
Le président du Medef réclamait «le respect de la parole de l’Etat»
A propos de la CVAE, le projet de budget initial prévoyait de baisser cet impôt de production, mais de le supprimer définitivement en 2028, pour un coût de 1,3 milliard d’euros. «Je reste néanmoins persuadé qu'il faudra demain poursuivre la baisse de la CVAE qui a été entamée ces dernières années», avoue tout de même le Premier ministre. Vendredi 16 janvier, le président du Medef, Patrick Martin, réclamait «le respect de la parole de l’Etat» sur la réduction de la CVAE.
Il manifestait également son inquiétude face aux «éventuelles contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées». Par ailleurs, sur BFM TV, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, déclarait que «l'effort est ciblé sur les grandes entreprises» mais que ce dernier servira «à la défense». «Il y a du patriotisme économique dans ces entreprises», a-t-il énoncé.
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