Ces dernières années, Honor a su se faire une place parmi les poids lourds du smartphone à coup d'innovations bien senties et de positionnements malins. Entre la réussite de ses pliants Magic V sur un marché pourtant dominé par Samsung, et de ses Magic Lite et Pro, le constructeur chinois, sorti du giron de Huawei en 2020, joue sans nul doute dans la cour des grands désormais. L'année dernière, le Magic7 Pro avait confirmé cela grâce, notamment, à une très bonne batterie Silicium-Carbone, offrant une autonomie de premier ordre, une conception louée pour sa solidité et quelques innovations photographiques audacieuses (à défaut d'être parfaitement maitrisées), comme le super-zoom par intelligence artificielle générative.

En 2026, le nouveau porte étendard de la marque se nomme (sans surprise) Magic8 Pro. Commercialisé à 1299 euros, soit le même prix que la génération précédente, l'appareil promet toujours plus de performances et une partie photo qualifiée carrément de "révolution" dans le communiqué de la société. Pour cela, il compte sur sa nouvelle puce Snapdragon 8 Elite Gen 5, une batterie encore plus conséquente dans un design pourtant affiné, et surtout une panoplie de fonctions IA encore plus riche, que l'on peut maintenant activer à l'aide d'un bouton dédié. Présenté officiellement le 20 janvier, nous avons pu le tester en profondeur pendant plusieurs semaines. Va-t-il révolutionner la photo mobile ? Est-il le digne successeur du Magic7 Pro ? Rejoindra-t-il notre classement des meilleurs smartphones ? Voici nos réponses à toutes ces questions.

Design et connectique : solidité et modernité... sauf en Wi-Fi (4/5)

C'est simple, le Magic8 Pro est quasiment identique visuellement au Magic7 Pro. Tout juste s'affine-t-il de quelques millimètres (161,2 × 75 × 8,3 mm) pour un poids de 219g, soit 4 de moins qu'auparavant. Rien de très significatif à l'usage, mais cela signifie qu'il conserve aussi les atouts (et défauts) de l'ancien modèle, à savoir une finition très soignée au look plaisant et une bonne prise en main, ainsi que son bloc photo caractéristique qui, à défaut d'être un modèle de finesse, a le mérite de ne pas trop déstabiliser le téléphone lorsqu'on utilise son écran tactile à plat sur une table (sauf lorsqu'on appuie sur le haut de l'appareil).

© Karyl AIT KACI ALI pour Capital

D'un point de vue plus technique, la marque emploie toujours un alliage d'aluminium pour le cadre du smartphone et son verre propriétaire NanoCrystal Shield (au dos comme en façade), vanté comme 10 fois plus résistant que le Gorilla Glass de la plupart des concurrents. Un chiffre difficile à vérifier mais nos tests confirment toutefois sa solidité. Après avoir littéralement martyrisé le téléphone (chutes successives et tentatives de rayure au couteau de cuisine), le Magic8 Pro est resté presque immaculé. Pas une seule rayure sur les parties en verre et aucune trace de ces mauvais traitements, à l'exception de légères éraflures (quasiment invisibles) sur le bord métallique du bloc photo. À noter au passage qu'il est aussi certifié IP68 et 69, donc totalement étanche et capable de résister à un jet d'eau à haute pression et haute température.

© Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Rien de bien nouveau non plus du côté de la connectivité, quasiment identique à celle du Magic7 Pro. On retrouve un double port Nano-SIM ou eSIM, un port USB 3.2 avec DisplayPort pour le brancher à un écran... et c'est tout pour la connectique physique puisqu'il n'y a pas de prise jack ou de port de carte microSD, comme sur tous les haut de gamme modernes. En même temps, Honor propose une seule configuration de stockage, confortable, avec 512 Go intégrés. Côté sans-fil, il est compatible 5G, Wi-Fi 7, NFC, Bluetooth 6 (une nouveauté utile à l'avenir) avec support du LE Audio (codec LC3, Auracast), GPS et infrarouge. En revanche, il manque encore et toujours la bande des 6 GHz en Wi-Fi, ce qui bride le débit de connexion. Votre Wi-Fi 7 se retrouve ainsi bloqué sur des largeurs de canaux similaires au Wi-Fi 6... Rien de rédhibitoire, mais c'est vraiment dommage.

Ecran : une luminosité impressionnante (5/5)

De nos jours, il est difficile de se plaindre des écrans de smartphones. Même en entrée de gamme, les marques emploient désormais de l'OLED, pour une qualité d'image bien meilleure que les LCD traditionnels. La netteté est parfaite, les dalles sont généralement fluides, la plupart du temps HDR, et cela fait deux ou trois ans que les constructeurs prennent soin de calibrer leurs écrans pour afficher des couleurs fidèles à celles envoyées par le contenu que vous regardez. Mais alors, où sont les différences ?

Bien souvent, c'est sur la luminosité maximum que les fabricant s'écharpent. En l'occurence, Honor promet un pic de luminosité impressionnant de 6000 cd/m2 pour l'écran LTPO AMOLED 6,71 pouces légèrement incurvé de son Magic8 Pro. Au laboratoire, nous avons pu faire monter l'affichage à 5100 cd/m2 en mode d'affichage "Normal" (même si le pic stable est plutôt autour de 4000 cd/m2). Un peu en-dessous de la valeur annoncée donc, mais un résultat qui demeure exceptionnel. À titre de comparaison, l'iPhone 17 Pro Max monte à 2896 cd/m2, ce qui est déjà énorme. Notez aussi que certains modèles d'entrée de gamme non compatibles HDR ne dépassent pas les 900 cd/m2. En HDR 10, le pic stable s'établit à 1690 cd/m2 environ dans le cas du Magic8 Pro. Autant dire qu'avec ce téléphone, l'écran restera lisible en toutes circonstances.

© Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Rien à redire concernant le reste des caractéristiques. L'écran offre le contraste infini de l'OLED, il est fluide, avec un rafraichissement pouvant varier entre 1 et 120 Hz, net (définition FHD+ avec 1256 x 2808 pixels), riche en nuances de couleurs (plus d'un milliard), et parfaitement fidèle, du moins tant qu'on évite le mode de couleurs "Vives". En mode "Pro", le Delta E moyen (la différence entre les couleurs affichées et celles de la source) s'établit à 2,41 (l'oeil perçoit les couleurs comme parfaites lorsque ce chiffre est sous le seuil de 3). En "Vives", ce résultat chute à 4,22, ce qui reste correct. Seul axe d'amélioration (qu'il est possible de corriger à la main), le Delta E du blanc, assez élevé (minimum 6,2 en mode "Pro"). Bref, en dehors de ce détail dont nous ne lui tiendrons pas rigueur, c'est un écran irréprochable, extrêmement lumineux et tout simplement le must de ce qui se fabrique en 2026.

Performances : de la puissance et une chauffe enfin maitrisée (5/5)

Comme dit plus haut, le Magic8 Pro intègre le tout nouveau SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite de 5e génération, celui-là même qui prendra (normalement) place dans le Samsung Galaxy S26 Ultra et dans bon nombre de smartphones Android haut de gamme en 2026, épaulé par 12 Go de mémoire vive. Mais si c'est une bonne occasion d'entrevoir dès maintenant les performances des nouveautés à venir chez les autres constructeurs, la puce seule ne fait pas tout. Encore faut-il optimiser son fonctionnement, gérer la chaleur qu'elle produit, exploiter correctement son potentiel... Et là encore, le travail d'Honor cette année est d'excellente tenue.

Sur l'application de test synthétique Geekbench 6, le Magic8 Pro surpasse l'ensemble de la concurrence en Single Core (la puissance d'un seul coeur de la puce pour les tâches rapides du quotidien) et en Multi Core (la capacité des coeurs à travailler ensemble sur des tâches lourdes et en multi-tâche). La performance de l'appareil en Compute (la capacité de la partie graphique de la puce pour les calculs d'intelligence artificielle notamment) est elle aussi excellente, sensiblement améliorée par rapport au Snapdragon 8 Elite Gen 4, mais encore bien en-dessous du maître en la matière : Apple.

Mais l'amélioration la plus notable selon nous concerne la dissipation thermique du téléphone. L'année dernière, comme plusieurs concurrents d'ailleurs, le Magic7 Pro avait tendance à chauffer plus que de raison, de sorte qu'il nous était impossible de finir nos tests de performances graphiques (ils déterminent la capacité du téléphone pour les jeux vidéo notamment). Cette année, le Magic8 Pro parvient non seulement à terminer nos tests, avec l'excellent score de 7426 sur 3DMark Wild Life Extreme (score supérieur à 99% de la concurrence, précise l'application), mais il parvient également à maintenir sa puce à une température plus que raisonnable, autour de 50 degrés, lorsqu'on enchaîne 20mn de test. Certes, il a dû pour cela réduire le nombre d'images par secondes, mais tout en restant à une cadence convenable. En d'autres termes, le Magic8 Pro vous permettra de profiter de vos jeux vidéo préférés dans d'excellentes conditions et sans vous brûler les doigts.

OS : un bouton IA réussi, mais des fonctions encore limitées (4,5/5)

Le Magic8 Pro est animé par Android 16 avec la dernière surcouche Honor, MagicOS 10. Grâce à sa configuration puissante, nous n'avons eu aucun ralentissement, le téléphone est très réactif, les applications s'ouvrent en un clin d'oeil, l'expérience est parfaitement fluide. En prime, la marque a eu le bon sens d'éviter les logiciels pré-installés issus de partenariats commerciaux et souvent inutiles (bloatwares), ainsi que les publicités dans ses applications utilitaires, comme le gestionnaire de fichier. Cela semble aller de soi à ce niveau tarifaire mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a quand même quelques applications peu utiles mais on peut heureusement les désinstaller (ça non plus, ça ne va pas toujours de soi). Bref, nous n'avons tout simplement rien à redire au sujet de l'interface générale.

© Screenshots réalisés par le Labo Capital

Parlons plutôt de l'intelligence artificielle, axe de développement majeur d'Honor ces dernières années (comme tous les constructeurs). Au-delà du "package" de base (résumés automatiques, traductions automatiques, etc.), le constructeur chinois propose en effet quelques autres fonctions intéressantes. La nouveauté majeure pour ce cru 2026 est l'arrivée d'un bouton personnalisable dédié à l'IA sur la tranche du Magic8 Pro. Si les options de personnalisations sont encore limitées, on apprécie tout de même la versatilité offerte. Il est possible de configurer jusqu'à 3 raccourcis pour appeler différentes fonctions telles que la suggestion contextuelle d'actions IA (pour vous proposer des outils IA adaptés à ce qui est affiché au moment T sur votre écran), un agent IA pour gérer les paramètres système du téléphone, un agent pour la photographie ou encore le menu principal Honor AI, où l'on retrouve les autres fonctions. À noter que les agents fonctionnent en local, sans connexion Internet.

Ce bouton constitue un ajout intéressant, selon nous, pour exploiter plus facilement la palette de fonctions IA toujours plus large d'Honor. En revanche, il y a encore des progrès à réaliser. Par exemple, l'agent de configuration du système s'avère assez limité quand on lui demande autre chose que d'activer ou de désactiver un paramètre, et la fonction AI Memories assez anecdotique. Idem concernant la détection de deep fakes pendant les visioconférences, introduite l'année dernière. C'est un début mais son utilité demeure pour l'instant limitée. Au final, on croule sous les fonctions IA, pas toujours pertinentes. Le constructeur devrait peut-être se recentrer sur quelques fonctions réellement utiles plutôt que les multiplier. Car des fonctions IA utiles, Honor en a, comme vous allez le voir.

Photographie : des améliorations notables, mais pas de révolution (4,5/5)

La photographie est l'argument qu'Honor met le plus en avant dans sa communication autour du Magic8 Pro. Cette année, on retrouve un trio de modules dorsaux composé d'un objectif grand angle équivalent 23 mm (f/1.6), associé à un capteur 50 Mpx de 1/1.3 pouce, d'un ultra grand angle (12 mm, f/2.0) avec un capteur 50 Mpx de 1/2.88 pouce, et d'un télé-objectif (85mm, f/2.6) à capteur 200 Mpx (1/1.4 pouce) produisant un zoom 3,7x et embarquant un système de stabilisation optique. Une configuration quasiment identique à celle du Magic7 Pro (la focale du téléobjectif est un peu plus longue), mais qui progresse nettement en réalité.

© Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Le module principal, le grand angle, montre ainsi une belle amélioration par rapport à celui du Magic7 Pro, surtout en haute sensibilité. Le capteur génère moins de bruit et préserve donc mieux les détails quand la lumière vient à manquer. La gamme dynamique nous a aussi semblé plus grande (le niveau de détail dans les zones sombres et claires de l'image). Nous sommes encore un petit cran en-dessous de ce que propose Xiaomi sur le 15 Ultra, avec son grand capteur d'un pouce (notre référence en photo mobile), mais c'est tout de même une belle amélioration qui le place devant le Samsung Galaxy S25 Ultra et l'iPhone 17 Pro Max en performance brute.

Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro au grand angle
Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro au grand angle © Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Le traitement d'image, qui intervient ensuite dans la chaine, est également plus subtile, avec des couleurs plus naturelles et un lissage beaucoup plus raisonnable qu'avant. Il faut dire que le comportement de l'application Photo a changé, celle-ci évitant désormais les surexpositions, petit défaut du 7 Pro. Un changement salutaire à plus d'un titre, puisqu'en évitant de trop augmenter les ISO ou de trop réduire la vitesse d'obturation pour capter trop de lumière, on réduit le bruit à corriger ou les éventuels flous de bougé.

Test de montée en sensibilité du capteur grand angle du Magic8 Pro, permettant de voir les dégradations entrainées par des conditions de faible luminosité, ce qui arrive plus vite qu'on ne le croit à l'usage.

Le téléobjectif suit un chemin un brin différent. Le capteur est intrinsèquement moins bon (plus de bruit en haute sensibilité notamment) sur notre scène de test, mais le résultat après traitement nous parait tout aussi réussi, voire légèrement meilleur que l'année dernière. D'autant que la fonction d'IA pour améliorer la netteté des images en zoom numérique peut s'avérer utile, à condition de ne pas l'utiliser sur de trop longues focales, au risque de la voir réinventer vos clichés avec des détails imaginaires comme ci-dessous. Mieux vaut l'utiliser avec modération.

De son côté, l'ultra grand angle semble identique à celui du 7 Pro, produisant des images assez satisfaisantes quand on ne manque pas de lumière, mais moins propres qu'avec les deux autres modules dès lors qu'elle baisse un peu. Toutefois on note que la distorsion de l'objectif est parfaitement corrigée par le traitement logiciel d'Honor, pour des sujets aux formes naturelles.

Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro en ultra grand angle
Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro en ultra grand angle © Karyl AIT KACI ALI pour Capital

En dehors de cela, Honor conserve son excellente application photo, très complète et foisonnante de modes de prise de vue. Le téléphone propose par exemple un mode Cliché Nocturne réussi, qui est parvenu à capturer une aurore boréale avec une bien meilleure qualité et plus de lumière que notre Pixel 9 Pro XL de Google.

Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro en mode Cliché Nocturne
Photo non-retouchée, prise avec le Honor Magic8 Pro en mode Cliché Nocturne © Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Mais c'est en Portrait que le Magic8 Pro excelle selon nous. Les modes noir et blanc Harcourt (ou plutôt clair obscur) s'avèrent d'ailleurs toujours aussi esthétiques. Le fabricant propose en outre des simulations de films et des filtres à appliquer dès la prise de vue pour styliser les clichés, ainsi qu'un éditeur d'images par IA plutôt complet. Ce dernier permet d'étendre une image (cela fonctionne tant que l'image reste simple), de retirer ou remplacer l'arrière plan (cela fonctionne généralement très bien), de gommer des éléments gênants de l'image (là encore, tant qu'elle n'est pas trop complexe, Google ou Samsung font mieux pour le moment), ou encore d'optimiser la netteté, les visages, les couleurs...

Le mode Portrait Harcourt du Honor Magic8 Pro, utilisé pour photographier notre collègue Johanna Arnoult
Le mode Portrait Harcourt du Honor Magic8 Pro, utilisé pour photographier notre collègue Johanna Arnoult © Karyl AIT KACI ALI pour Capital

Petite nouveauté déjà évoquée plus haut, Honor propose maintenant ces fonctions d'édition via un agent IA, en langage naturel donc, devançant ainsi les Pixel de Google en Europe. Cet AI Photos Agent est toutefois très limité. Pour le moment, il ne fait que remplacer l'appui sur les boutons de l'éditeur IA. Mais c'est un début, et cela n'enlève rien aux qualités photo indéniables du Magic8 Pro, qui fera sans nul doute partie des meilleurs photophones du marché en 2026.

Autonomie : en léger recul (4/5)

Equipé d'une batterie de 6270 mAh (1000 de moins qu'en Chine pour des questions de normes européennes), le Magic8 Pro affiche une autonomie confortable mais en léger recul par rapport au Magic7 Pro lors de notre test vidéo. Le modèle précédent tenait en effet 25h19 quand le nouveau plafonne à 22h30 en mode de gestion d'énergie équilibré. C'est un bon résultat mais cela le place loin des meilleurs du marché, qui peuvent dépasser les 30h (comme l'excellent Oppo Find X9 Pro). À l'usage, nous avons tout de même pu tenir près de deux jours complets avec le Magic8 Pro. Une performance satisfaisante.

© Karyl AIT KACI ALI pour Capital

En revanche, bien que nous ayons utilisé différents chargeurs, dont un puissant Ugreen 100 W, nous n'avons pas réussi à le recharger à pleine puissance. En principe, l'appareil supporte une charge rapide 100 W en filaire et 80 W par induction, mais nous avons plafonné à un peu moins de 25 W lors de notre test, ce qui donne un 0 à 50% en 45mn et une charge complète en près de 1h45. Ces valeurs ne sont très certainement pas représentatives des performances réelles du Magic8 Pro, mais elles indiquent qu'il vous faudra absolument disposer d'un chargeur compatible pour révéler son véritable potentiel.

Réparabilité : encore des efforts à réaliser (3/5)

Le Honor Magic 8 Pro a obtenu la note de A sur l'étiquette énergie officielle, qui inclut la réparabilité (note B) mais aussi la durabilité des composants ou la résistance aux chutes (note B). En matière de réparabilité, précisément, le Magic 8 Pro est noté 3,41 sur 5. Les scores détaillés montrent que les pièces de rechange sont relativement disponibles et que les informations de réparation fournies par Honor sont plutôt complètes.

© Ministère de la transition écologique

En revanche, l’appareil est difficile à démonter et nécessite des outils spécifiques. Classique pour un smartphone. Un autre détail, plus surprenant, a retenu notre attention. Sur le document, la ligne concernant la durée minimale garantie des mises à jour logicielles indique qu'Honor s'engage pour 5 ans. Or, la marque nous a assuré qu'elle proposerait des patchs durant 7 ans, comme Samsung ou Google. Nous avons contacté Honor pour en savoir plus, la société confirme que l'étiquette énergie contient une erreur. On espère qu'elle sera bientôt corrigée.

La présence de liens dédiés pour la réparation en libre-service et l’accès aux prix indicatifs des pièces sont également mentionnés dans le document mais aucun signe de cela sur le site du constructeur (ou ailleurs sur Internet), seuls une adresse email et un numéro de téléphone semblent fournis. Vous devrez donc contacter le SAV en cas de problème ou pour simplement connaitre le prix des pièces détachées/réparations.

Les meilleures alternatives au Honor Magic8 Pro

Xiaomi 15 Ultra : le roi de la photo mobile

Oppo Find X9 Pro : le smartphone à la meilleure autonomie du marché

Conclusion

Si Honor a choisi de conserver les traits de son modèle précédent, le Magic8 Pro progresse considérablement sous le capot, pour atteindre une belle maturité technologique et un équilibre qui n'a rien à envier aux grands noms du secteur, tels que l'iPhone 17 Pro Max ou le Samsung Galaxy S25 Ultra. Equipé d'un écran AMOLED à la luminosité exceptionnelle, il impressionne surtout par sa grande puissance et sa chauffe parfaitement maitrisée désormais, surpassant dans ce domaine la vaste majorité des smartphones Android actuels. Sa partition photo améliorée figure elle aussi parmi les meilleures du moment, même si elle reste légèrement en-dessous de notre référence en la matière, le Xiaomi 15 Ultra. La marque continue par ailleurs de développer sa palette de fonctions IA, encore jeunes et perfectibles mais toujours plus nombreuses et néanmoins audacieuses. Notamment en photographie, avec un éditeur IA complet que l'on peut désormais contrôler en langage naturel via un agent pré-installé sur le téléphone, mais qui reste encore loin de "révolutionner" le monde de l'image. Très bon dans tous les domaines, nos seuls regrets concernent l'autonomie en légère baisse, la charge rapide limitée et une réparabilité qui mériterait encore quelques efforts. Rien qui ne l'empêche de figurer parmi les références du moment ceci dit.

  • Design et connectique : 4/5
  • Écran : 5/5
  • Performances : 5/5
  • OS : 4,5/5
  • Photographie : 4,5/5
  • Autonomie : 4/5
  • Réparabilité : 3/5

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