
Sommaire
- Comment est fixé le tarif du tabac en France ?
- Qu'est-ce que l'accise sur les tabacs ?
- Quel est le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes en France ?
- Quel est le prix moyen d’une cartouche de cigarettes en France ?
- Combien coûte un paquet de Marlboro, Camel, Lucky Strike, Philip Morris… en France ?
- Quel est le paquet de cigarettes le moins cher en France ?
- Combien coûte le tabac à rouler ?
- Quelle augmentation du prix du tabac en 2026 ?
- Quelle évolution du prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes depuis les années 2000 ?
- Dans quels pays d’Europe le paquet de cigarettes coûte-t-il le moins cher ?
- Pourquoi le prix des paquets de cigarettes augmente ?
- Le cas des cigarettes électroniques
- Quand a été mise en place l’interdiction de fumer dans les lieux publics ?
- Quelles sanctions en cas de non-respect de l’interdiction de fumer ?
Comment est fixé le tarif du tabac en France ?
Prix de vente du fabricant de tabac
Les fabricants ou importateurs de tabac proposent un prix de vente au détail de leurs produits. Ce prix inclut le coût de production, les marges commerciales et les taxes obligatoires. Il est soumis à l’homologation des autorités françaises, notamment la Direction générale des douanes et droits indirects, qui vérifie sa conformité.
Marges du buraliste
Le prix d’un paquet de cigarettes comporte trois grandes composantes. Parmi celles-ci figure la marge du buraliste, comprise entre 8 et 10 % du coût total. À cela s’ajoute la marge du fabricant qui s’élève à environ 15 %. Le reste du coût total correspond essentiellement aux taxes, qui constituent la part largement majoritaire du prix final.
Taxes de l’État
Quant aux taxes de l’État en France, elles représentent 75 à 80 % de la vente de cigarettes (environ 40 % pour les cigares). Le buraliste est soumis à une fiscalité qui varie en fonction du prix de vente en détail. Elle comprend deux taxes :
- Accise sur les tabacs.
- Taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Ces taxes sont déterminées par le gouvernement dans le cadre des lois budgétaires et sont souvent augmentées pour dissuader la consommation de tabac.
TVA (taxe sur la valeur ajoutée)
Les ventes des débitants de tabac, ainsi que les remises accordées, ne sont pas assujetties à la TVA. Le taux de la TVA, intégré dans le prix de vente au détail, s’élève à 16,66 %. Par ailleurs, chaque gérant en France continentale bénéficie d’une remise de 10,19 % sur la vente au détail de toutes les sortes de tabac. En Corse, cette remise est de 11,323 %.
Qu'est-ce que l'accise sur les tabacs ?
Formule de calcul de l'accise
L’accise sur les tabacs en France est perçue directement sur les quantités produites ou importées et non en fonction de la valeur ajoutée à un produit lors de sa vente. Le montant de l’accise est égal au plus grand des deux montants suivants et publié par la douane française :
- La somme du produit du taux de l’accise exprimé en pourcentage du prix de vente au détail, additionné au tarif de l’accise exprimé en euros pour 1 000 unités ou 1 000 grammes.
- Le minimum de perception (impôt minimal).
Si la somme du taux de l’accise et du tarif est inférieure au minimum de perception, c’est alors ce dernier qui s’applique.
Montants de l’accise sur les tabacs manufacturés en vigueur
Voici le montant de l'accise sur les tabacs manufacturés en France métropolitaine depuis le 1er janvier 2025 :
Prix unique du tabac sur tout le territoire
Une fois fixé, le prix du tabac est uniforme sur tout le territoire métropolitain. Les détaillants ne peuvent pas proposer de prix différents selon leur localisation ni appliquer de remises ou promotions spécifiques sur le tabac. Toute infraction peut entraîner des sanctions à l’encontre du buraliste.
Quel est le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes en France ?
Une augmentation générale au 1er janvier 2026
Au 1er janvier 2026, une augmentation du prix des cigarettes entre en vigueur. Celle-ci varie selon les fabricants, mais peut atteindre jusqu’à un euro sur le prix d’un paquet classique de 20 cigarettes, avec une moyenne autour de +50 centimes. Cette hausse a conduit à franchir la barre symbolique des 12,50 euros pour de nombreuses marques.
Un prix moyen autour de 13 euros en 2026
Sous l’effet cumulé des hausses de 2025 et de l’augmentation générale appliquée début 2026, le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes s’établit désormais aux alentours de 12,50-13 euros en France, même si des écarts subsistent selon les marques et les gammes. Cette évolution s’inscrit dans la stratégie de santé publique visant à réduire la consommation de tabac.
Des hausses successives en 2025
L’année 2025 a été marquée par plusieurs ajustements tarifaires sur le tabac. Une première augmentation est intervenue au 1er janvier 2025, touchant des marques comme Marlboro, Philip Morris ou Royale, avec des hausses comprises entre 20 et 55centimes. Ces revalorisations ont principalement concerné les cigarettes les plus vendues sur le marché français.
Par ailleurs, la DGDDI a publié, à la mi-août 2025, la liste des nouveaux tarifs applicables à compter du 1er septembre 2025. Cette mise à jour a concerné un nombre limité de références, la majorité des marques conservant des prix inchangés. Elle s’est accompagnée de l’introduction de nouvelles références dans les réseaux de vente agréés.
Quel est le prix moyen d’une cartouche de cigarettes en France ?
En France, le prix d’une cartouche de cigarettes dépend de la marque, du format des paquets et du nombre d’unités par paquet. Au 1er janvier 2026, les prix moyens observés sont les suivants :
- Pour une cartouche de cigarettes de 20 paquets classiques : entre 250 et 300 euros, soit un tarif de 12,50 à 15 euros par paquet.
- Pour une cartouche de cigarettes de 20 paquets de 25 unités : entre 300 et 350 euros, soit environ 15 à 17,50 euros par paquet.
- Pour une cartouche de cigarettes de 20 paquets de 30 unités : entre 360 et 390 euros, ce soit environ 18 à 19,50 euros par paquet.
Combien coûte un paquet de Marlboro, Camel, Lucky Strike, Philip Morris… en France ?
Au 1er janvier 2026, le prix d’un paquet de vingt cigarettes en France augmente et sera compris autour de 13 euros. Voici les nouveaux tarifs à titre indicatif appliqués selon les marques :
- Camel Filters (paquet rigide) : 13,00 euros.
- Camel Filters (paquet souple) : 13,00 euros.
- Camel Blue : 13,00 euros.
- Camel Essential : 13,00 euros.
- Lucky Strike (ex. Lucky Strike Bleu / X Series, 20) : 12,50 euros.
- Dunhill Rouge : 13,50 euros.
- Philip Morris (ex. Filter Kings) : 13,00 euros.
- Marlboro Red (paquet rigide) : 13,50 euros.
- Marlboro Red Collection : 10,95 euros.
- Winston Blue : 13,00 euros.
- Peter Stuyvesant (rouge, 20) : 13,00 euros.
- Rothmans (bleu/rouge, 20) : 12,50 euros.
- Vogue L’Originale (Blanche/Bleue) : 13,00 euros.
- Winfield (rouge) : 12,50 euros.
- Chesterfield Original (Red/Blue) : 13,00 euros.
- Lucky Strike Red : 12,50 euros.
- Lucky Strike Blue : 12,50 euros.
- Philip Morris Gold : 13 euros.
- Philip Morris Blue : 13 euros.
- Gauloises Blondes Rouge : 12,60 euros
- Gauloises Blondes Bleu : 12,60 euros
- News Rouge : 12,60 euros.
- News Bleu : 12,60 euros.
Ces prix du tabac sont valables pour un conditionnement de 20 cigarettes, en paquet rigide ou souple. La liste complète des prix des paquets de cigarettes est disponible sur le site de douane.gouv.fr.
Quel est le paquet de cigarettes le moins cher en France ?
En France aujourd’hui, avec les hausses successives des prix du tabac, le paquet de cigarettes le moins cher sur le marché tend à être celui des marques « économiques » ou très bas de gamme (souvent peu distribuées dans les bureaux de tabac).
Prix des paquets les moins chers (indications récentes)
Selon des classements des tarifs du tabac en 2025, certains paquets très bon marché se vendaient autour de 10,40 à 10,90 euros pour un paquet de 20 cigarettes (marques comme Luckies Red, Gladstone Rouge). Ces prix tendent à voir leurs prix augmenter avec les revalorisations successives des tarifs publiés par les douanes.
Situation à prévoir pour 2026
Avec les hausses fiscales et tarifaires intervenues jusqu’à 2026, la différence entre les paquets « les moins coûteux » et les classiques s’est réduite sensiblement. Les tarifs homogènes publiés par la DGDDI pour 2026 montrent que la plupart des paquets standard coûtent désormais entre environ 12,50 et 13,50 euros.
Il est probable que les marques les moins chères continuent d’être celles qui étaient historiquement les plus abordables, mais leurs prix seront revalorisés vers la fourchette typique des cigarettes « standard ».
En résumé
Le paquet de cigarettes historiquement le moins cher en France se situe autour de 10,40 euros à 10,90 euros. Au 1er janvier 2026, avec les hausses successives des prix publiés par les douanes, tous les paquets homologués augmentent, y compris les marques les plus abordables.
Combien coûte le tabac à rouler ?
Au 1er janvier 2026, les prix du tabac à rouler sont revalorisés en France. Elle concerne aussi bien les cigarettes que le tabac à rouler, avec des hausses variables, les formats et les conditionnements, mais qui conduisent globalement à un renchérissement du coût d’achat pour les consommateurs. Voici des exemples pour une blague de 30 grammes :
- American Spirit Original : 18,60 euros.
- Camel : 18,50 euros.
- Camel Essential : 18,50 euros.
- Camel No. 1 : 14,90 euros.
- Fleur du Pays : 18,50 euros.
- Fleur du Pays 1937 : 17,60 euros.
- Fleur du Pays No. 1 : 14,90 euros.
- Old Holborn Original : 18,60 euros.
- Old Holborn Yellow : 18,60 euros.
- Winston Authentic : 18,60 euros.
- Winston Classic : 18,20 euros.
- Winston Essentiel : 18,60 euros.
- Winston Intense : 18,60 euros.
- Winston White : 18,60 euros.
- Rasta’s : 14,90 euros.
Quelle augmentation du prix du tabac en 2026 ?
Le prix à la consommation du tabac en France poursuit sa hausse au 1er janvier 2026, dans la continuité des augmentations successives observées en 2025. Cette évolution s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à réduire la consommation de tabac, en particulier par le levier d’un prix de vente au détail de plus en plus élevé pour les produits du tabac.
Les prix du tabac ajustés en fonction du taux d’inflation
Depuis le 1er janvier 2023, l’augmentation des prix du tabac est directement liée à la nouvelle fiscalité instaurée par les autorités publiques. Selon les dispositions de la Loi de Financement de la Sécurité sociale, le gouvernement a décidé d’ajuster le prix des cigarettes en fonction du taux d’inflation de l’année précédente et non plus à celle de l’année N-2.
En pratique, chaque année, l’État ajuste la taxation des produits du tabac en fonction de l’évolution annuelle des prix à la consommation observée l’année précédente.
Des hausses étalées sur l’année 2025
L’année 2025 a été marquée par plusieurs ajustements tarifaires. Parmi les hausses constatées figuraient notamment certaines références de collections dites « économiques », avec des augmentations de l’ordre de 20 à 45 centimes par paquet, contribuant à un relèvement progressif des prix planchers.
Des baisses ponctuelles et limitées en 2025
À titre plus marginal, quelques références ont connu des baisses de prix au cours de l’année 2025, principalement lors de l’ajustement de juin. Ces diminutions, comprises entre 30 et 70 centimes, ont concerné un nombre restreint de marques et n’ont pas remis en cause la tendance générale à la hausse du prix du tabac sur l’ensemble du marché.
Des hausses confirmées en 2026
Au 1er janvier 2026, une nouvelle revalorisation des prix du tabac entre en vigueur. La politique de hausse progressive des prix du tabac atteint ainsi une étape symbolique, avec un prix moyen autour de 13 euros par paquet. Cette stratégie vise à dissuader l’entrée dans le tabagisme et à encourager la réduction de la consommation.
Quelle évolution du prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes depuis les années 2000 ?
Un paquet autour de trois euros au début des années 2000
Au début des années 2000, le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes en France s’établissait autour de trois euros. À cette époque, le tabac restait relativement accessible financièrement, malgré les premières politiques de prévention engagées contre le tabagisme. Toutefois, dès le début des années 2000, l’État a fait du levier fiscal un outil central de lutte contre le tabagisme.
Une hausse rapide et continue au cours des années 2000 et 2010
Les augmentations de prix se sont ensuite enchaînées à un rythme soutenu. En 2004, le prix du paquet atteignait déjà cinq euros, marquant une rupture. Au cours des années suivantes, les hausses successives ont accompagné le renforcement des politiques de santé publique, en lien avec les objectifs de réduction du tabagisme et de financement de la Sécurité sociale.
Un paquet qui atteint dix euros en 2020
Seize ans plus tard, vers 2020, un paquet standard de 20 cigarettes atteignait en moyenne dix euros, soit plus du triple du prix observé au début des années 2000. Cette progression illustre une stratégie assumée de hausse régulière, parfois par paliers importants, visant à rendre le tabac de moins en moins accessible.
Une accélération récente des augmentations
Depuis, la dynamique s’est encore accentuée, notamment avec l’indexation des droits d’accise sur l’inflation. En 2026, le prix moyen d’un paquet de cigarettes se situe désormais autour de 12,50 à 13 euros, confirmant une augmentation quasi continue sur plus de vingt-cinq ans. Cette évolution s’inscrit dans un cadre législatif stabilisé.
Vers un paquet à 20 euros, puis 26 euros à l’horizon 2040
Sur la base d’une augmentation annuelle autour de 5 %, la France pourrait viser un prix moyen de 20 euros par paquet d’ici une dizaine d’années. Selon ces projections, le prix pourrait atteindre environ 26 euros à l’horizon 2040, si la trajectoire actuelle est maintenue. Cela placerait la France parmi les pays européens où le tabac est le plus fortement taxé.
Dans quels pays d’Europe le paquet de cigarettes coûte-t-il le moins cher ?
Andorre, Espagne, Luxembourg, Italie…
Qu’il s’agisse de nations membres de l’Union européenne ou non, certains pays frontaliers proposent une tarification attractive en comparaison de la France. C’est le cas d’Andorre, de l’Espagne, du Luxembourg et de l’Italie, où le prix d’un paquet de cigarettes est compris entre quatre et six euros.
Belgique, Allemagne, Suisse…
Quant à la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, ces pays conservent un coût inférieur à dix euros. D’où l’évolution de la législation en vigueur, comme la loi de financement et le renforcement des moyens alloués à la douane française pour lutter contre les trafics de cigarettes.
Des différences marquées à l’échelle européenne
Les écarts de prix restent donc très importants. Dans certains pays d’Europe centrale et orientale, comme la Bulgarie, la Roumanie ou la Pologne, le prix d’un paquet peut encore se situer entre trois et cinq euros, en raison d’une fiscalité plus faible sur le tabac. À l’inverse, la France figure désormais parmi les pays où le tabac est le plus cher d’Europe.
Un enjeu majeur pour les politiques publiques françaises
Ces écarts de prix expliquent le développement des achats transfrontaliers et des trafics de cigarettes. Face à cette situation, les pouvoirs publics français ont renforcé le cadre législatif, notamment à travers les lois de financement, et accru les moyens alloués aux douanes pour lutter contre la contrebande et les circuits illégaux.
Pourquoi le prix des paquets de cigarettes augmente ?
Des prix en hausse pour lutter contre le tabagisme
La hausse progressive des prix constitue ainsi l’un des principaux leviers de prévention mobilisés par les pouvoirs publics. En France, on estime que plus de 75 000 décès annuels sont dus au tabagisme. Le tabac est la première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans.
Des mesures antitabac
Dans ce contexte, l’État a lancé en 2014 une politique de lutte contre le tabagisme, le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT). Il a permis la mise en œuvre d’actions et d’investissements, à commencer par la hausse des prix. Parmi les mesures prises, on peut s’attarder sur :
- le paquet de cigarettes neutre, sans distinction de marque ;
- l’organisation de campagnes de prévention et de sensibilisation ;
- l’accompagnement des professionnels en vue d’une évolution de leur activité…
Un impact environnemental du tabac
Les mégots de cigarette représentant 35 % des déchets collectés dans les espaces publics. Ils contiennent des substances chimiques toxiques qui polluent les sols et les eaux. Les fabricants sont soumis à des taxes pour contribuer à la collecte et au traitement des mégots.
Le cas des cigarettes électroniques
Les autorités françaises accordent une attention particulière à la régulation des cigarettes électroniques, aussi appelées e-cigarettes ou vapoteuses, en raison de leur double rôle potentiel : outil d’aide au sevrage tabagique, mais aussi produit attractif auprès des jeunes.
Interdictions des « puffs », les cigarettes électroniques jetables
Depuis le 26 février 2025, la vente et la distribution des cigarettes électroniques jetables (« puffs ») sont officiellement interdites en France. Cette mesure vise à limiter l’accès à ces dispositifs jugés particulièrement attractifs pour les jeunes en raison de leurs arômes, de leur prix et de leur caractère jetable.
Taxation et encadrement fiscal
Contrairement au tabac traditionnel, les produits de vapotage (e-liquides et équipements) ne sont pas encore soumis à une taxation spécifique équivalente à celle des cigarettes combustibles. La TVA à 20 % s’applique déjà à la vape, mais elle n’est pas assimilée à une « taxe anti-tabac » à proprement parler.
Une taxe rejetée par le Sénat
Dans le projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement avait envisagé une taxe supplémentaire sur les e-liquides (de l’ordre de 0,03 à 0,05 euro par millilitre selon le taux de nicotine), mais cette mesure a été rejetée par le Sénat fin 2025, ce qui empêche une application immédiate.
Des restrictions en discussion
Dans le cadre du même projet de loi budgétaire, des mesures plus larges avaient été proposées, telles que :
- l’assimilation de la vape aux produits du tabac dans la législation fiscale ;
- l’interdiction de la vente en ligne de produits de vapotage ;
- l’obligation pour les boutiques spécialisées d’obtenir des agréments administratifs similaires à ceux des buralistes.
Toutefois, l’article qui prévoyait ces restrictions, dit « article 23 », a été supprimé en première lecture à l’Assemblée nationale fin novembre 2025, ce qui tempère pour l’instant l’encadrement le plus strict de la vape.
Encadrement européen
Au niveau de l’Union européenne, les e-cigarettes restent soumises à la Directive sur les produits du tabac (TPD), qui fixe des règles communes pour la fabrication, la présentation et la vente des produits du tabac et des produits apparentés, y compris certains aspects du vapotage.
Quand a été mise en place l’interdiction de fumer dans les lieux publics ?
Une interdiction qui date de 2007
L’interdiction de fumer dans les lieux publics est effective depuis le 1er février 2007. Elle concerne tous les lieux couverts ou fermés à usage collectif. Par exemple, les établissements de santé, les écoles, les lieux de travail, tels que l’administration publique ou encore les entreprises issues du secteur privé. Cela vaut également pour les transports en commun.
Un espace dédié aux fumeurs possible
Dans certaines circonstances, le responsable ou gérant peut toutefois décider d’aménager un espace réservé aux fumeurs. Ce qui nécessite l’installation d’une signalétique dédiée, notamment à l’aide d’affiches, de panneaux ou même de flyers.
De nouvelles interdictions depuis le 1er juillet 2025
Depuis le 1er juillet 2025, la France a renforcé sa politique de lutte contre le tabagisme en élargissant l’interdiction de fumer dans les lieux publics extérieurs fréquentés par des enfants. Les nouveaux lieux concernés sont :
- les plages ;
- les parcs et jardins publics ;
- les abords des écoles, collèges et lycées ;
- les abris de bus ;
- les installations sportives.
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie visant à créer une « génération sans tabac » d’ici 2032.
Quelles sanctions en cas de non-respect de l’interdiction de fumer ?
Amende pour le fumeur
Les fumeurs qui ne respectent pas la loi sur l’interdiction de fumer au sein d’un lieu public risquent une amende forfaitaire de 68 euros, pouvant aller jusqu’à 450 euros. Il est aussi interdit de fumer dans une voiture en présence d’un mineur. Le contrevenant risque une amende pouvant aller jusqu’à 750 euros.
Amende pour le vapoteur
L’interdiction de vapoter s’applique aussi dans certains lieux, comme les établissements scolaires, les transports en commun et les espaces fermés de travail collectif. L’amende forfaitaire de 35 euros (minorée à 22 euros en cas de paiement rapide).
Amende pour l’établissement
Quant au responsable d’établissement qui encourage ce type de comportement, il risque une contravention de quatrième classe, soit 135 euros. Elle peut grimper jusqu’à 750 euros si :
- aucune signalisation n’indique l’interdiction de fumer ou de vapoter ;
- un emplacement réservé non conforme est mis à la disposition des fumeurs ;
- le responsable des lieux favorise le non-respect de l’interdiction de fumer.
Amende pour le jet de mégots par terre
Depuis 2020, la loi prévoit une amende de 4ᵉ classe (135 euros) pour le jet de mégots par terre en dehors d’une poubelle ou d’un point de collecte. En outre, à partir du 1er juillet 2025, fumer sera interdit dans les parcs, jardins publics, etc. Le non-respect de cette interdiction pourra aussi entraîner une amende.
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