Large sourire et yeux bleus pétillants, les Phryges, ces mascottes des Jeux olympiques 2024 dévoilées mi-novembre, cachaient bien leur jeu, ou plutôt leur étiquette made in China. Une provocation pour Gilles Attaf, président du label Origine France garantie (OFG), qui défend bec et ongles la souveraineté industrielle. Résolu à «reprendre la main», ce monsieur relocalisation a donc décidé de lancer un défi aux PME tricolores: prendre en charge la confection de toutes ces peluches, avant le top départ des JO…

Une opération un tantinet médiatique? Avouons que, pour exister sur le marché très bataillé des labels, appellations d’origine contrôlée et autres certifications, un coup de gueule de temps à autre ne fait jamais de mal. Alors que les consommateurs cherchent toujours plus à se rassurer sur l’origine, la composition ou la qualité de leurs achats, ce type d’estampilles se multiplie en effet: l'Agence de la transition écologique (Ademe) dénombre ainsi plus de 400 logos en lien avec l’environnement.

Ce n’est pas mieux côté alimentaire, où l’on recense plus de 700 appellations d'origine, AOC/AOP (appellation d'origine contrôlée/protégée) ou IGP (indication géographique protégée), sur les vins, les fromages, les fruits et légumes, sans oublier 440 Labels rouges d’ores et déjà décernés. Pour ne rien arranger, les structures portant ces homologations sont elles-mêmes pour le moins disparates. Il peut s’agir d’associations, telle Origine France garantie, donc, ou de coopératives, comme la fameuse C’est qui le Patron?! (CQLP), qui estampille les briques de lait. On trouve aussi des groupements de producteurs (AOP saint-nectaire), ou encore des start-up.

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