Une inventivité qui a des failles. Le journal local L’Union rapporte une fraude peu banale dans l’Aisne où un groupe d’amis a tenté d’escroquer la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). En effet, l’un des membres du groupe a créé une entreprise et recruté tous ses acolytes avec, à la clé, de très beaux salaires. Par exemple, l’agent d’entretien touchait 4 000 euros par mois. Sauf qu’un mois plus tard, tout ce petit groupe s’est mis en arrêt maladie.

Mais en l’espace de deux mois, le service de lutte contre les fraudes et les suites contentieuses de la CPAM de l’Aisne, en partenariat avec l’Urssaf, est parvenu à mettre un terme à cette fraude, particulièrement bien préparée. Mais les escrocs ne se sont pas arrêtés en si bon chemin puisque quelques jours plus tard, l’un des salariés complices a créé une nouvelle entreprise. Il a bien évidemment réembauché tous ses amis. Une idée pas vraiment maline puisque la fraude a immédiatement été détectée et stoppée par l’Assurance maladie.

La CPAM de l’Aisne a reçu 417 signalements en 2024

Dans le département de l’Aisne, les fraudes à l’Assurance maladie sont, semble-t-il, monnaie courante. En effet, l’année dernière, la CPAM a reçu 417 signalements dont la plupart concernaient de faux arrêts de travail, rapportent nos confrères. Les mis en cause sont, dans la plupart des cas, dénoncés par leurs propres voisins. Ces fraudeurs utilisent notamment des arrêts de travail avec des médecins qui n’existent pas, ou modifient le nombre de jours d’arrêts, parfois par une modification «grossière».

«On a parfois des choses un peu rigolotes. On a des gens qui ont mal au dos et qui s’achètent un scooter pour faire le tour de l’Italie», affirme une agente du service. Certains vont même travailler ailleurs durant leur arrêt maladie. Ainsi, cette fraude est loin d’être sans conséquence puisqu’on encourt jusqu’à 30 000 euros de pénalités et une perte totale des indemnités.