En novembre dernier, Pauline, 34 ans, a vécu une mésaventure en partant de Toulouse pour rejoindre Paris en avion. Elle s’est vue refuser l’embarquement sur son vol Air France car ses billets achetés ne correspondaient pas à sa situation personnelle. Les conditions tarifaires n’étaient donc plus respectées. En effet, comme elle le raconte à La Dépêche, Pauline avait réservé trois billets «famille» pour elle, son mari et leur enfant de 19 mois.

Finalement, elle partira seule puisque son fils est victime d’une rhinopharyngite et elle a peur que la situation évolue en une otite avec le vol. Les billets étant déjà réservés, Pauline n’abandonne pas ce projet pour elle-seule et se présente à la porte d’embarquement, informant les hôtesses de ce changement de plan : «On m’a laissé passer sans me signifier que ça posait un problème.» Elle s’installe dans l’appareil, sur l’une des deux places réservées, son enfant devant initialement voyager sur ses genoux mais quelques minutes plus tard, un membre du personnel lui demande de quitter l’avion.

Une amende de 150 euros dans ce type de cas

Son avion s’est envolé sans elle. Pourtant, cela aurait pu en être autrement. Dans ce type de cas, un réajustement tarifaire assorti d’une amende de 150 euros est habituellement appliqué car, avec les billets «famille», Pauline a pu profiter d’une réduction pouvant aller jusqu’à 50%. Cependant, la compagnie indique que «son arrivée à l’embarquement, seulement quelques minutes avant la clôture, n’a pas permis d’effectuer le réajustement tarifaire nécessaire.»

Pour autant, Pauline se défend. Personne ne lui a proposé de payer ce supplément : «Je l’aurais fait ! Ils ont réattribué mes sièges à deux autres personnes, j’ai la sensation qu’ils ont voulu les privilégier.» Depuis cette fâcheuse histoire, la mère de famille de 34 ans a pu être remboursée de ses billets. Elle a toutefois déposé une seconde demande pour obtenir le remboursement des frais engagés pour la location de voiture et le logement, pour un montant total de 480 euros.