L'oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine a été classé toxique pour la reproduction, a indiqué la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur son site internet. Il est aussi suspecté d’être cancérogène et mutagène.

Cette interdiction entre dans le cadre d’une publication de mai 2025 d'une nouvelle réglementation européenne, nommée Omnibus VII, qui concerne «l’utilisation, dans les produits cosmétiques, de certaines substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction», explique-t-elle, avec une lourde conséquence pour les professionnels concernés : «Aucun délai d’écoulement des stocks n’est prévu».

Une interdiction déjà anticipée ?

Puisque cette nouvelle réglementation entre en vigueur dès le 1er septembre, les prothésistes ongulaires n'ont plus que quelques jours pour renouveler leurs stocks. Ce produit controversé était avant tout utilisé pour des vernis semi-permanents. En effet, le TPO est présent au sein des gels utilisés pour des manucures au vernis semi-permanent, et permet, avec l'usage d'une lumière spéciale, de durcir.

Si cela peut amener les professionnels à être pénalisés, une partie des industriels avait en effet anticipé l'interdiction en développant d'autres formules. Malgré cela, d’autres problématiques sanitaires visent le secteur de l’onglerie. En 2023, l'Académie de médecine avait tiré la sonnette d'alarme concernant la possible dangerosité des lampes à lumière bleue, qui permettent d'accélérer le séchage du vernis.