
Experts de l'IA, commerciaux, spécialistes en RSE... Ces postes convoités sont souvent au centre de véritables compétitions entre les recruteurs à la recherche de leurs futures perles rares. Mais pour attirer ces candidats aux profils recherchés, il faut savoir mettre le paquet. Si le premier levier est celui de la rémunération – et de la transparence dans ce domaine lors des entretiens d'embauche - souligne un article des Echos, il est loin d'être le seul.
Autres éléments clés pour s'assurer que le candidat «convoité» n'ira pas voir la concurrence : le soin apporté aux conditions de travail et la flexibilité induite notamment par le recours partiel au télétravail. Celui apporté également à l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Mais aussi les avantages sociaux (mutuelle, épargne salariale, tickets resto…), ou encore les possibilités d'évolution au sein de l'entreprise.
«Une candidature sur deux vient des réseaux sociaux»
Mais il existe un autre levier que de plus en plus de recruteurs n'hésitent plus à actionner : la communication sur les réseaux sociaux. Xavier Rodriguez, à la tête du groupe Jarnias, spécialiste des travaux complexes, peut en témoigner : «Il s'agit de donner une autre image de nos métiers souvent boudés, voire dénigrés» explique t-il aux Echos. Précisant : «Je suis toutefois de ceux qui ne veulent pas montrer que le beau et le positif. Pour nous, cela veut dire parler des belles missions glamours comme sécuriser le show sur les toits pendant la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, mais aussi parler de maintenance sur une usine d'incinération de déchets.»
Xavier Rodriguez l'affirme : même si la visibilité en ligne de son entreprise représente beaucoup de travail, «environ une candidature sur deux vient des réseaux sociaux.» D'autres ont aussi franchi le pas et s'assurent une présence sur LinkedIn, lieu virtuel privilégié pour les prises de contact professionnelles, mais aussi sur TikTok. Ainsi, Victoire de Margerie, directrice de la communication de Dassault Systèmes, a lancé la chaîne de la société sur ce réseau : «On n'y était pas du tout attendus. Au début, ça a un peu grincé en interne mais aujourd'hui, cette stratégie a été payante», dit-elle, assurant que la plateforme lui apporte un nombre grandissant de candidats.
LinkedIn : une valeur sûre
Si les recruteurs passent du temps sur les réseaux, c'est parce que ces derniers sont désormais des outils privilégiés par les candidats. Comme l'indique le site spécialisé en ressources humaines Seeqle, chaque internaute possède en moyenne un compte sur cinq réseaux sociaux. Ces derniers offrent donc aux employeurs l'assurance d'entrer en contact avec des candidats qui, «pour 80% d'entre eux, ne sont pas présents sur les sites d'emploi» avance Seeqle. Le site expose également que près des trois quarts des travailleurs âgés de 18 à 34 ans ont trouvé leur dernier emploi via les réseaux sociaux et que près de 90 % des recruteurs déclarent avoir embauché quelqu'un à partir de LinkedIn.


















