«Mes clients ? Des cadres tantôt à la limite du burn-out, tantôt remerciés par leur employeur», explique Kirsty Voisin, à la tête de Version Originale, un organisme de coaching et de formation en langues. Maxime Leprêtre, 43 ans, ex-analyste business et marketing chez Place du Marché, est l’un d’eux. Depuis quelques semaines, il se forme à l’anglais des affaires (cinquante heures), après son licenciement économique. «Aujourd’hui, les offres d’emploi exigent l’anglais, une langue que je n’utilisais pas dans ma précédente fonction. Je n’ai pas envie que cette lacune m’empêche de postuler», reconnaît-il.

De plus en plus de cadres au chômage entrent en formation

Selon l’Apec, 130 000 demandeurs d’emploi cadres sont entrés en formation en 2022. En 2021, ils étaient 124 000. «Aujourd’hui, 9,6% des inscrits à Pôle emploi sont des cadres, et environ 13% des entrées en formation sont réalisées par des cadres. Cette catégorie socioprofessionnelle se forme plus que les autres», précise Maud Venturini, responsable du département ingénierie de formation à Pôle emploi. Hommes et femmes dans les mêmes proportions. Les objectifs de ces demandeurs d’emploi sont divers : renforcer leur employabilité sur leur cœur de métier, explorer une nouvelle compétence, voire se former à un nouveau métier. Selon une étude de l’Apec, les formations les plus prisées sont l’apprentissage des langues (13,4%), la direction d’entreprise (12,8%), le transport (16,2%), le développement personnel et professionnel (11,9%). «Il s’agit généralement de formations courtes – 254 heures en moyenne de 2021 – et ciblées vers un retour à l’emploi», assure Maud Venturini.

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