
Alors que son budget avait déjà été drastiquement réduit en 2024, passant de 4,5 milliards à 2,3 milliards d’euros, MaPrimeRénov’ subira une nouvelle coupe en 2025. Bercy envisage une diminution de 700 millions d’euros, portant son enveloppe à 1,6 milliard d’euros. Une décision qui s’inscrit dans le plan d’économies annoncé par François Bayrou visant à réduire les dépenses publiques de 32 milliards d’euros, pour contenir la dette publique, une «épée de Damoclès» selon le locataire de Matignon.
Comme l'indique Le Parisien, désormais, MaPrimeRénov’ devrait se concentrer sur les «rénovations d’ampleur», associant plusieurs types de travaux comme l’installation d’un système de chauffage écologique et une isolation complète. Les «monogestes», tels que l’isolation d’une toiture ou l’achat d’une pompe à chaleur, seraient majoritairement pris en charge par les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Ces travaux isolés représentent pourtant l’essentiel des rénovations effectuées en 2024 : 265 000 sur un total de 350 000.
Un recentrage sur les rénovations globales
Ce transfert vers les CEE, financés par les opérateurs d’énergie, pourrait entraîner une hausse des coûts pour les consommateurs, puisque ces opérateurs répercutent en partie leurs dépenses dans les tarifs d’électricité, de gaz et de carburants. «Les CEE deviennent la solution par défaut dès qu’un dispositif d’aide publique est jugé trop coûteux», déplore un conseiller ministériel.
Malgré un budget de 2,3 milliards d’euros en 2024, seulement 2 milliards auraient été utilisés, en raison de la complexité de MaPrimeRénov’. Cette gestion a fragilisé le secteur de la rénovation énergétique, déjà impacté par des coupes. Le gouvernement débattra mardi à l’Assemblée d’une réforme visant à optimiser les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) tout en maintenant leurs aides inchangées. Bercy n’a pas commenté ces décisions.



















