
Propriétaires sur le point de rénover votre logement, sachez que les règles de l’éco-PTZ changeront dans trois mois. Pour rappel, ce prêt, plafonné en 2025 à 50 000 euros, finance la réalisation de travaux de rénovation énergétique globale, c’est-à-dire d’un bouquet de travaux et non d’un geste unique de rénovation, comme un changement de fenêtres. Il est ouvert aux propriétaires occupants de leur résidence principale et aux propriétaires bailleurs qui louent leur logement en tant que résidence principale dans les six mois suivant la fin des travaux.
Un arrêté ministériel, publié le 29 mars 2025, refond en profondeur l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) à compter du 1er juillet 2025. D’abord, sa durée de remboursement s’élève désormais à 20 ans, alors qu’elle oscillait auparavant entre 15 et 20 ans. «Cette mesure vise à simplifier le dispositif pour les emprunteurs et les établissements bancaires, tout en encourageant les travaux ambitieux, souvent plus coûteux, mais garants d’un gain énergétique substantiel», décrypte le spécialiste des diagnostics immobiliers Diagamter.
Copropriété : les nouvelles règles de l’audit énergétique à connaître dès juillet 2025
Garantir la performance des rénovations financées
Ensuite, la réalisation d’un audit énergétique du logement devient obligatoire pour bénéficier d’un éco-PTZ. Cet audit devra être réalisé avant les travaux et démontrer que la rénovation envisagée permet au logement de gagner au moins deux classes sur l’échelle de notation du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’objectif étant de «garantir la performance réelle des rénovations financées», analyse Diagamter.
Enfin, l’arrêté harmonise les travaux éligibles à l’éco-PTZ avec ceux financés par MaPrimeRénov’, la principale aide à la rénovation énergétique des logements, et avec ceux éligibles à la TVA à taux réduit. Cela afin de permettre un financement «croisé» des rénovations, l’éco-PTZ complétant MaPrimeRénov’ en finançant le reste à charge pour les ménages. Par exemple, pour bénéficier de l’éco-PTZ, les travaux d'isolation thermique des planchers des combles perdus devront comprendre des matériaux dont la résistance thermique totale est supérieure ou égale à 7 mètres carrés-kelvin par watt. Les autres travaux qui voient leurs exigences alignées avec celles de MaPrimeRénov’ concernent l’isolation thermique des murs donnant sur l'extérieur, des parois vitrées, l’installation ainsi que la régulation ou le remplacement de systèmes de chauffage ou de refroidissement ou de production d'eau chaude sanitaire.




















