Leur histoire débute bien avant Stelneo. «On s'est rencontrés avec Vianney quand on avait 13 ans, puisqu'on faisait partie du même club de robotique», raconte Léo-Paul. Mais tout bascule à 16 ans. «Chaque année, en parallèle de la robotique, il fallait développer un projet innovant et pour notre dernière année, le thème, c'était la logistique. Et quand on a 16 ans, la logistique, on en a un peu rien à faire», confie-t-il. Le déclic survient avec la réception d’une tablette reconditionnée dans un carton d’une taille démesurée. «On s'est dit qu’il fallait faire quelque chose pour réduire la volumétrie de ces cartons tout en conservant le même niveau de protection. Et c'est comme ça qu'on a inventé Stelneo», argumentent les deux fondateurs.

Se faire accompagner pour structurer le projet

Conscients de leur jeunesse, ils choisissent un accompagnement stratégique. «Quand on a lancé notre projet, le plus important pour nous, c'était vraiment de se faire accompagner de A à Z sur comment bien se lancer», explique Léo-Paul. «On a commencé par l’incubateur de l’université de Bordeaux, ensuite Transtech pour la propriété intellectuelle, et maintenant Technowest, une grosse technopole à Bordeaux», précise Vianney. Malgré des moyens limités, cette stratégie porte ses fruits. «On a réussi à lancer le projet avec très peu d'argent et en participant à plein de concours entrepreneuriaux, ce qui nous a permis d’avancer plus vite», souligne Vianney. L’accompagnement leur permet aussi de développer des compétences clés grâce à un suivi et des formations sur quels leviers activer quand on veut chercher un projet de R&D.

Transformer leur jeune âge en atout

Les deux fondateurs se sont vite rendu compte que leur jeune âge était «le plus gros frein. Quand on a démarché des industriels pour nos premières séries et nos premiers prototypes, on a réalisé qu’ils ne faisaient pas forcément confiance à deux jeunes de 16 ans». Alors rapidement, ils apprennent à transformer cet inconvénient en atout. «On a adapté notre posture orale pour surpasser cette barrière de l’âge et montrer qu’on avait un projet innovant», se félicitent Léo-Paul et Vianney. Quant au développement du produit, il constitue leur plus grand défi technique. «C'était très compliqué de développer un produit avec nos fonds propres et notre investissement personnel», confie Léo-Paul. «Cela implique des recherches sur les matériaux, sur les normes, de protéger l’idée et d’avoir des contacts avec les industriels» précise-t-il. Avec le recul, les deux entrepreneurs reconnaissent avoir «trop cherché la perfection dès le début». Une exigence qui, loin de les freiner, s’est finalement révélée payante. «Aujourd’hui, nous sommes devenus de véritables experts du produit gonflable et avons acquis une compétence solide», concluent-ils.