
Inspirée d’un programme japonais, l’émission Qui veut être mon associé ?, est diffusée sur M6 depuis 2020. Son concept : des porteurs de projets de toute la France viennent présenter leur entreprise devant un jury de 5 investisseurs pour tenter de les convaincre de leur apporter un soutien financier contre un pourcentage de leur société. La 5e saison de l’émission a cependant été entachée par des révélations de Radio France affirmant que l’un de ses investisseurs vedettes, l’ex-basketteur Tony Parker, n’aurait pas honoré une promesse d’investissement de 200 000 euros auprès d’une candidate.
Selon cette enquête, publiée début mars, une dizaine d’autres entrepreneurs seraient également en attente des sommes promises. Ce jeudi 20 mars, une enquête de nos confrères de BFMTV révèle que plus de la moitié des start-up de la saison 4 qui avaient reçu une offre en plateau n’ont pas signé de contrat avec l’un des investisseurs de l’émission. Selon un décompte réalisé par la chaîne d’information auprès de 26 des 35 start-up ayant décroché une promesse d’investissement en 2024, seul environ un tiers a bénéficié d’un accompagnement financier par un des membres du jury.
8 millions d’euros promis lors de la saison 4
Pour sa part, M6 évalue le taux moyen de conversion des deals plutôt autour de 50% chaque année. Au cours de la saison 4 de Qui veut être mon associé ?, une soixantaine d’entrepreneurs se sont présentés devant le jury, composé notamment du créateur de Meetic Marc Simoncini, d’Eric Larchevêque, fondateur de Ledger, ou encore d'Anthony Bourbon, fondateur de la plateforme d’investissement Blast. Et si, au total, l’an dernier, les membres du jury avaient promis à l’antenne d’engager près de 8 millions d’euros, en réalité, on serait bien loin de ce montant.
Nos confrères indiquent par exemple que sur une dizaine d’engagements pris par Tony Parker, un an plus tard, 6 start-up affirment n’avoir rien signé avec l’ancien basketteur. «Il y a à la fois les investisseurs qui se voient obligés de casser le deal à la suite d’une étude approfondie des dossiers, mais aussi les candidats, qui ne souhaitent pas poursuivre pour des raisons qui leur sont propres», explique M6.
Les investissements ne sont pas automatiques, et une fois le tournage de l’émission terminé, une longue période de négociation débute entre la start-up et le membre du jury. Cette phase, appelée «due diligence», permet ainsi d'examiner les comptes des candidats. A la fin de ce processus, trois possibilités se présentent : soit l’accord est conclu, soit il est renégocié, soit les discussions s’arrêtent.


















