
Avis aux entrepreneurs désirant se lancer dans l’aventure de l’e-commerce à moindre frais ! Le dropshipping, ou vente directe, s’est imposé ces dernières années comme un modèle économique simple et accessible. Un système qui a connu un gros essor depuis la pandémie et dont on dit souvent qu'il permet aux jeunes loups aux dents longues de faire de l’argent facile.
La preuve ? Selon les instituts d’études, les chiffres dans le monde varient, mais pas la tendance haussière : +24% de progression prévue rien que cette année (435 milliards de dollars) selon l’institut Precedence Research.
Un système simple à mettre en place
Un tel engouement s’explique certainement par la simplicité de ce modèle, par ailleurs totalement légal. Vous créez une boutique en ligne rapidement via une plateforme spécialisée comme Shopify ou WooCommerce, puis vous sélectionnez des produits proposés par des fournisseurs tiers et, lorsque le consommateur passe commande, c’est ce fournisseur qui expédie directement l’article.
Résultat : aucun stock à gérer, pas d’entrepôt à louer et aucun coût logistique. Autre avantage : une grande souplesse. Vous pouvez tester de nombreuses gammes de produits auprès de vos fournisseurs et adapter rapidement votre offre. Mais attention à ne pas croire au miracle. Vous ne deviendrez pas riche en un claquement de doigt. La concurrence est féroce alors à vous de sortir du lot ! Pour se démarquer, mieux vaut viser des niches spécifiques : équipements de sport à domicile, accessoires pour animaux, produits durables ou écoresponsables…
Les produits vendus doivent être conformes aux normes françaises
Autre point de vigilance : le choix de vos fournisseurs et leur fiabilité. Un article défectueux, une livraison retardée ou une rupture de stock peuvent ternir votre réputation. Il est donc impératif de tester les produits avant mise en ligne, de vérifier leur conformité aux normes européennes, leur qualité et leur disponibilité. Un mauvais fournisseur peut suffire à faire capoter votre activité.
Et contrairement à ce que certains croient, tenir un site de dropshipping ne vous décharge pas de vos obligations juridiques vis-à-vis du consommateur. «C’est le vendeur (le site, NDLR) qui est responsable de toute la transaction et donc de la logistique, même s’il ne l’assure pas. Non seulement les articles vendus doivent être disponibles et conformes aux normes françaises, mais il faut en plus assurer le retour en cas de produits défectueux ou pour assurer le droit de rétractation», précise Rachel Ruimy, avocate à la cour.
En clair, vous devez respecter toutes les règles de la vente à distance. Cela implique de s’enregistrer au registre du commerce ; d’indiquer sur votre site votre identité complète (nom, adresse, téléphone, mail), ainsi que celle de l’hébergeur ; de fournir des informations claires sur les produits, les prix, les garanties, les délais de livraison et les modalités de retour ; et de garantir un paiement en ligne sécurisé.
Et gare à vous, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) veille au grain. En 2023, elle a prononcé 22 avertissements, 92 injonctions, 6 amendes administratives et dressé 23 procès-verbaux pénaux. Les sanctions pour pratiques commerciales trompeuses peuvent atteindre 300 000 euros d’amende et deux ans de prison pour une personne physique, et jusqu’à 1,5 million d’euros pour une société.
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