Le suspense a pris fin aujourd’hui. Ce mercredi 18 mars, Emmanuel Macron a annoncé le nom tant attendu du futur porte-avions français. Successeur du Charles-de-Gaulle, l’appareil est intitulé Porte-Avions Nouvelle Génération pour l’heure, ou PANG. Un appareil qui devra représenter la puissance militaire française. Malgré les pistes qui avaient émergé, Emmanuel Macron a choisi le «France libre».

Le futur fleuron de la marine nationale mesurera 310 mètres de long et pèsera plus de 80 000 tonnes. Sur TF1, les Français interrogés penchaient plutôt pour un nom avec une tonalité bien différente des précédents. Pour certaines des personnes interrogées sur la chaîne, un tel appareil devrait porter un nom symbolique, comme «Liberté France», ou simplement «Liberté». Pour d’autres, il serait judicieux que le prochain appareil porte le nom d’une femme célèbre, comme «Simone Veil» ou «Marie Curie».

Entre tradition et nouvelles inspirations

En réalité, la tradition française penchait plutôt vers des noms de grandes figures historiques masculines pour nommer ces navires. Il y a soixante ans, la France intitulait ses porte-avions «Le Clémenceau» ou encore «Le Foch». Une tendance que certains souhaiteraient préserver.

Pour l’historien et colonel Michel Goya, le choix du nom d’un porte-avions de cette envergure, fleuron de la marine française, devait s’inscrire dans le long terme. En effet, les porte-avions sont conservés entre quarante et soixante ans, selon les besoins du pays. Pour l’historien, le nom d’un porte-aéronefs ne peut donc pas correspondre à «un effet de mode», et encore moins porter le nom d’une personnalité contemporaine. Mais pour voir ce futur navire en service, il faudra attendre 2038.