La polémique n’en finit plus d'enfler. Alors que la SNCF a décidé de lancer en janvier sa nouvelle classe «Optimum», celle-ci a immédiatement provoqué un tollé. En effet, pour faire face à la concurrence et revoir son offre «Business Première», la compagnie ferroviaire française a décidé de mettre en place une offre réservée à une clientèle d’affaires avec 39 sièges qui leur sont réservés pour des billets vendus entre 108 et 180 euros, rappelle Le Parisien.

Sauf que voilà, si pour l’heure, cette nouvelle classe est uniquement mise en place sur la ligne Paris-Lyon, les enfants, eux, ne sont pas les bienvenus à l’intérieur du wagon. Face au tollé suscité, la SNCF a donc tenté de rectifier le tir en précisant que l’espace était «accessible à partir de 12 ans». Si cette nouvelle offre est donc loin de convaincre les voyageurs, le gouvernement, lui aussi, a tenu à apporter son grain de sel. Invitée sur le plateau de LCI, la porte-parole de l’exécutif a ainsi estimé que la SNCF envoyait un «message délétère» avec sa classe «Optimum». «Comment peut-on laisser penser que les enfants qui constituent l’avenir d’une société quelle qu’elle soit puissent déranger», a-t-elle dénoncé.

«Les entreprises font les choix qu’elles veulent»

Affirmant encore qu’il n’était pas possible aujourd’hui de vouloir «encourager la société française à faire des enfants» dans un moment où la démographie est en chute libre et «en même temps envoyez le message qu’en fin de compte si vous avez des enfants vous dérangez», Maud Bregeon a indiqué que le gouvernement n’interviendrait pas. En effet, la membre de l’exécutif a tenu à rappeler auprès de nos confrères que nous ne sommes pas dans une économie administrée, et par conséquent, «les entreprises font les choix qu’elles veulent».

Alors qu’il existe aujourd’hui dans notre pays des hôtels dans lesquels les enfants ne sont pas autorisés, la ministre s’est ainsi questionnée sur le type de société que nous voulons. «Si on veut une société sans enfants, c’est une société qui se meurt. C’est le message envoyé», a-t-elle fustigé. Il faut dire que le constat de la démographie française est alarmant. Selon les derniers chiffres de l’Insee, en 2025, le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances en France. Avec 2,1% de nouveaux-nés en moins par rapport à l’an passé, et même 24% de moins par rapport à 2010, il s’agit là d’une première depuis 1945.