C’est un record depuis le début de l’invasion russe en Ukraine. Dans la nuit du 1er au 2 juin, Moscou a envoyé 33 missiles balistiques Iskander-M, selon l’armée de l’air ukrainienne, rapporte Le Parisien. Ils ont été envoyés depuis Briansk, Koursk et Rostov, et la Crimée occupée. Les villes de Kiev, Dnipro, Zaporijia et Kharkiv ont été touchées. Selon les estimations du site ukrainien Militarnyi, cette attaque aurait coûté entre 80 et 100 millions de dollars à Moscou, simplement en matériel.

À titre de comparaison, la Russie avait envoyé 91 missiles balistiques sur l’Ukraine en janvier 2026, ce qui était alors un record mensuel. Mais ce ne sont pas les seules armes qui ont été déployées lors de cette attaque massive. L’armée de l’air ukrainienne assure que Moscou a aussi envoyé 8 missiles hypersoniques Zircon, 27 missiles de croisière Kh-101, 5 missiles Kalibr et 656 drones. Kiev aurait réussi à intercepter 11 Iskander-M, 26 missiles de croisière Kh-101, trois missiles Kalibr et 602 drones.

Au moins 23 morts en Ukraine

Cette attaque a été meurtrière. Le matin du mardi 2 juin, l’armée de l’air ukrainienne assurait avoir «enregistré des impacts de 30 missiles balistiques, trois missiles de croisière et 33 drones de combat sur 38 sites, ainsi que la chute de drones abattus ou de débris sur 15 sites». Au moins 23 personnes auraient perdu la vie : quatre à Kiev, neuf à Dnipro et une dizaine d’autres dans les autres villes touchées.

Volodymyr Zelensky a réagi à cette attaque sur sa chaîne Telegram : «L’attaque massive de la nuit est une déclaration parfaitement claire de la Russie : si l’Ukraine n’est pas protégée contre les frappes balistiques et celles d’autres missiles, ces frappes continueront.» Le président Ukrainien appelle ses alliés occidentaux à lui fournir plus d’intercepteurs antimissiles.